RDC: Entrée des forces armées Rwandaises, Ougandaise, Burundaises et Tanzaniennes sur le sol congolais, des questionnements et refus de Paulin Mulume, militants du mouvement citoyen il est temps.


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Politique Publié le : 22/10/19 à 04:22:58
Par : Aboubakar Kigabi




Depuis un certain temps, les informations sur un probable entré des forces armées Rwandaises, Ougandaise Burundaises et Tanzaniennes en République Démocratique du Congo pour coaliser avec l'armée régulière Congolaise, circulent sur la toile. 

Pour Paulin Mulume, militant du Mouy citoyen il est temps, la décision d’inviter les forces armées du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda pour traquer, sur le sol congolais, les rebelles étrangers et mettre fin à leur nuisance sanguinaire dans la partie Est du pays, aux côtés des FARDC pousse à certains questionnements bien légitimes, entre autres :

  1. Devons-nous déduire de cette coalition militaire, la conclusion par le Gouvernement congolais de l'incapacité, à la fois des FARDC et de la MONUSCO à venir à bout de l'activisme des groupes armés actifs à l’Est du pays ? Si oui, pourquoi devons-nous continuer à garder les forces de la MONUSCO ?
  1. Laquelle de toutes ces forces armées assurera le commandement des opérations militaires de la Coalition sachant très bien que politiquement ces pays ne sont pas en lune de miel ?
  1. Quelle est la durée exacte de pareilles opérations en coalition sur le sol congolais?
  1. Est-ce que le Gouvernement congolais a pris tout le temps d'apprendre de ses nombreuses expériences précédentes, à la suite des activités militaires et paramilitaires menées par le passé sur le territoire congolais par les armées rwandaises, burundaises et ougandaises ?
  1. Pourquoi toujours se tourner auprès des même bourreaux d'hier, au lieu de solliciter, si c'était vraiment nécessaire, pareille aide auprès d'autres pays amis et alliés ?
  1. Est-ce que le Gouvernement congolais n'est pas en train de passer un message à l'opinion que ses propres forces armées, de police et de sécurité ne sont pas en mesure de protéger les congolais ainsi que leurs biens et de défendre l'intégrité du territoire national ? N'avons-nous plus actuellement des officiers généraux et supérieurs aussi patriotes et aguerris pour le faire à la place de ces étrangers ?

 Cet acteur citoyen estime que les personnes qui vivent à l'Est  de la RDC ont toujours de très mauvais souvenirs de la présence, jusque dans l'armée et des institutions à tous les niveaux, des étrangers, surtout ceux des pays voisins cités ci-haut qui ont tués, violés, pillés et volés, jusqu'à de niveaux sans commune mesure, cela pendant plusieurs années.

 "Et nous ne savons pas encore, avec exactitude, s'ils sont tous rentrés dans leurs pays respectifs. Cela veut donc dire que les congolais n'ont pas une mémoire courte pour dérouler un tapis rouge à ces mêmes personnes et placer leurs crimes dans les oubliettes de l'histoire", écrit Paulin Mulume dans son communiqué de presse.

 Il s'interroge si les élus sont informés de l’accord sur la mise en place de cette Coalition militaires avec les Etats étrangers.

 Pour lui, c'est nouvelle ne peut jamais passer dans les oreilles d'aucun congolais, surtout pour avoir vécu la terreur des dernières opérations dites conjointes et personne de l'Est n'ignore que ces mêmes pays ont toujours nourri l’ambition expansionniste d'une ethnie sur d'autres et, surtout, d’avoir toujours la main mise sur les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo.

 "Nous sommes encore plus nombreux, aujourd'hui qu'hier, les victimes des aventures criminelles de ces pays en RDC et que nous ne serons jamais programmé à oublier", martèle Paulin Mulume et faire savoir que tous leurs crimes n'ont jamais été reconnus, poursuivis, jugés et réparés et, tant qu'il en sera ainsi, ils s'opposeront à cet énième projet, tout en rappelant que les plaies, toujours plus fraîches qu'autrefois, saignent encore.

 Ce militant du mouvement citoyen il est temps pense que 'a présence de cette Coalition militaire risque de légitimer les actions de nombreux Groupes armés Maï-Maï et d'autodéfense, lesquels se sont toujours considérés comme la base arrière de la protection du pays contre la domination étrangère.

 "Notre pays dispose d'une armée constituée de véritables fils et filles, bien organisée et vouée la défense du pays, jusqu'au sacrifice suprême et au retour définitif de la paix. Pour y arriver, notre armée ne demande qu'une seule chose : l'équipement nécessaire et un traitement décent", renchérit-il.

 Il fait savoir en outre que certains de ces Groupes armés d'autodéfense sont prêts à se rendre, pourvu qu'il leur soit appliqué une bonne politique de désarmement, démobilisation et réinsertion et que leurs éléments soient pris en charge, de manière holistique. Et ce travail ne nécessite pas la présence des armées étrangères sur le sol congolais.

 Il renseigne qu'avec autant des ressources naturelles convoitées par les voisins, la République Démocratique du Congo ne peut pas compter sur leurs armées pour assurer la sécurité de la population congolaise.

 Il appelle le Gouvernement à se focaliser sur la réforme et la modernisation des FARDC afin qu’elles soient une armée dissuasive, à la fois défensivement et offensivement et les ressources pour y parvenir sont bel et bien là, il suffit de les mobiliser et mieux les canaliser. 

 "Notre pays n'a aucune expertise à attendre d'une quelconque armée étrangère, aucune leçon à recevoir surtout des armées des pays voisins. Une collaboration au niveau du renseignement oui, pas des opérations conjointes. Il ne manque que la volonté politique pour laquelle nous ne cesserons de plaider aux fins de leur garantir de bien meilleures conditions de vie et de travail. D'ailleurs faudrait-il vous dire que chaque groupe armé correspond à un leader politique tireur des ficelles ? Et tous se recherchent une santé politique à-travers ces conflits qu'ils alimentent ? Ces mêmes tireurs des ficelles allument le feu par le biais de leurs lieutenants aveugles savamment installés en province et après ils viennent jouer au pompiers", s'indigne Paulin Mulume.

 Il plaide aussi pour la prise en charge totale des veuves et orphelins des vaillants soldats ayant perdu leurs vies sur le champ de bataille, ayant servi sous le drapeau avec honneur et dignité. 


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