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Education : avec un numéro matricule depuis 2012, un enseignant n’a jamais reçu un seul sou de l’Etat Congolais

Dans plusieurs provinces de la RDC, les cours ont repris lundi 22 novembre. Plus de deux mois après, les professionnels de la craie ont décidé de maitre la main sur la patte. Mais à l’institut ZANNER, une école conventionnée protestante de la ville de Goma, les activités scolaires avaient repris depuis le 4 Octobre  Tous les enseignants de cette école ont les numéros matricule mais ils n’ont jamais reçu un sou venant de l’Etat congolais depuis plusieurs années. Libre Grand Lac a rencontré Olivier Sagatwa, un des responsables d’une école conventionnée protestante de la ville de Goma.  

« J’ai un numéro matricule depuis 2012 mais je n’ai jamais reçu un seul sou. Aucun enseignant de l’Institut ZANNER n’est payé même si nous avons tous des numéros matricule », confie à Libre Grand Lac Olivier Sagatwa, directeur des études à l’institut Zanner.

Malgré la situation que traverse ces enseignants, ils ne décelèrent jamais, courageux, déterminés à faire de l’éducation leur cheval de batail, les activités scolaires avaient repris en septembre dernier et tout se passe très bien grâce à l’engagement de certains parents.

« Notre école est conventionnée protestante, tous les enseignants ont le numéro matricule mais ils ne sont pas payés. Les parents avaient décidé de contribuer quelque chose pour l’avancement des activités scolaires. Ce qui fait que l’école soit considérée comme une école des parents. Nous avons fait la rentrée scolaire depuis le 4octobre et jusqu’présent nous continuons avec les activités », explique Olivier Sagatwa.  

Pendant ce temps dans la province du Nord-Kivu et dans beaucoup d’autres provinces du pays, les enseignants se plaignent d’une mauvaise prise en charge étant responsable de l’éducation en RDC. Certains analystes congolais préconisent la prise en charge adéquiste des enseignants pour une éducation des enfants Congolais.   

 

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