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Sud-Kivu : Réhabilitation de l'aéroport de Kavumu et des RN2-3-5, Ir. Jean-Claude Muderhwa Mushi présente son plan d'urgence.

L'ingénieur Jean-Claude Muderhwa Mushi a présenté son plan d'urgence de réhabilitation et de sauvetage des infrastructures socio-économiques provinciales de base au Sud-Kivu. C'est entre autres: l'aéroport national Kavumu, les Routes Nationales (RN5, RN2, RN3), ports autonomes de Kalundu et de Bukavu, Gare routière moderne de Bukavu, les échangeurs de Nyawera (place Mgr Munzihirwa) et de la place de l'indépendance. Ceci, en réaction à la proposition du vice-président honoraire de la CENI, M. Norbert Basengezi Katintima, pour la réhabilitation de l'aéroport national de Kavumu.

Cet expert dans les domaines de l'ingénierie, génie civile et génie électrique, trouve important la réactivation de ce dossier, qui pour lui, est très salutaire pour la province du Sud-Kivu, malgré qu'il ne plaira pas à la ville de Goma, moins encore de Cyangugu (Kamembe), Kigali et Bujumbura car son importance n'est plus à démontrer non seulement sur le plan sécuritaire, politique, social et financier.

Dans sa petite description, l'Ir. Jean-Claude Muderhwa Mushi, fait savoir que l'aéroport de Kavumu/Bukavu en Territoire de Kabare et Groupement Bugorhe, a comme identifiants BKY (IATA) et FZMA (ICAO). Son élévation ou altitude est de 1725m avec une direction 17/35 pour une piste en asphalte de 2000m de long sur 45m de large. Une piste insuffisante pour recevoir les gros porteurs. L'aérogare actuel avec ses 2 pavillons Arrivée/Départ fait la honte de la province. Le balisage n'existant pas, il n'y a donc aucune possibilité de décoller ou d'atterrir la nuit ou en ciel nuageux et météo difficile. Son salon d'honneur avec ses compartiments Commercial et VIP fait également la honte pour la province. La tour de contrôle avec son émetteur récepteur VHF de la dernière génération n'est plus digne de confiance comme équipements de radioélectricité, de télécommunications et d'aide à la navigation. Il révèle que des projets existent pour allonger la piste de 1000m supplémentaires pour en faire désormais un aéroport international de renommée.

Selon lui, il y a possibilité de 3 Tarmacs avec plusieurs bretelles les liant à la piste. Il y a lieu également juste à côté de la piste actuelle, de construire juste en parallèle une seconde piste qui peut aller à 3700m après quelques travaux de terrassement car le relief environnant ne pose aucun problème. Il y aussi la possibilité d'allonger la piste jusqu'à 3000m. Et puis, l'aéroport de Kavumu est bien situé par rapport au lac kivu, Îles d'Idjwi, Parc de Kahuzi Biega, et est à 35km de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.

D'après ses recherches, pour moderniser cet aéroport avec les éléments ci-dessus, environ 20 Millions $US doivent être mobilisés.

"Une partie aurait été débloquée mais sur terrain aucun travail n'a été réalisé. On pointe du doigt la MONUC, la FEC (Olive Mudekereza), le GouPro de l'époque (Louis Léonce), la société SOTRABEN, une Entreprise Chinoise, la Société Civile (Cyprien Birhingingwa) et même le Mwami Désiré Kabare. Ils peuvent nous dire qu'est ce qui a bloqué et qui continue à bloquer. À l'époque, ils parlaient de "Mucango" (contribution) que la population se cotise pour la modernisation de cet aéroport", souligne Jean-Claude Muderhwa Mushi.

Il trouve impensable que pour arriver à Bukavu, les gens doivent soit passer par Goma, Kigali, Kamembe ou Bujumbura et malgré cela, les notables et autorités politico-administratives de la province n'y voient aucun mal alors que c'est honteux, mais aussi l'argent consommé dans ces villes pourrait servir le Sud-Kivu dans le sens de réajuster l'assiette des recettes de la province. Cet aéroport réhabilité et sécurisé accroîtra également le tourisme car il induira des emplois directs et indirects.

En parallèle de ce projet d'aéroport, l'ingénieur Jean-Claude Muderhwa Mushi pense également à la réhabilitation des routes nationales (RN5, RN3, et RN2). Il regrette que ce soit le même scénario, la mauvaise qualité de ces routes oblige les voyageurs à passer par le Rwanda et Burundi pour arriver à Uvira ou Goma. Néanmoins,  il dit avoir quelques investisseurs qui sont prêts à préfinancer tous ces projets.

"Le Gouvernement n'a donc rien à craindre pour les dépenses. Notre plan, est que nous construisons et nous exploitons pendant 10-15ans et puis nous remettons les ouvrages, soit à la RVA (aéroports), soit SNCC (ports de Bukavu, Baraka et Kalundu), Office des Routes ou Foner (pour les RN)", soutient-il.

Plan de financement

L'ingénieur Jean-Claude Muderhwa Mushi propose trois pistes de financement. En premier lieu, le gouvernement, secundo, le préfinancement par les privés et enfin, la population par sa prise en charge locale. Pour la troisième option (population), "c'est aussi simple" estime-t-il.

"Si chaque Sud-Kivutien (personne physique résidant en province) peut donner 1$, cela va donner 8 Millions $. Si chaque Sud-Kivutien (personne morale) donne 2$, on aura quelque chose. Si chaque PME/PMI/ASBL donne 3$, on aura quelque chose. Si chaque SARL/SARLU/SA opérant au Sud-Kivu donne 5$, on aura quelque chose. Si chaque député provincial donne 10$, le député national donne 15$, le sénateur donne 20$, on aura quelque chose. Si chaque Ministre provincial et/ou national donne 20$, on aura quelque chose. Avec tous ses apports, on dépassera de loin les 20 millions $ requis pour moderniser l'aéroport de Kavumu et le reste pourra arranger la route de Shabunda et Kamituga, RN5, RN2 et RN2", propose Jean-Claude Muderhwa Mushi.

Pour éviter le détournement,  cet expert dans les domaines de l'ingénierie, génie civile et génie électrique estime que la caisse devra être tenue par l'archevêque métropolitain de Bukavu, les représentants légaux d'autres confessions religieuses (8e CEPAC, 5e CELPA, 40e CECA, EJCSK Kimbagu, Imam légale pour la communauté islamique). Une quittance de dépôt et affichage au quotidien des listes des cotisants au lieu du dépôt, sont une des conditions pour la transparence du processus.

Notez que Jean-Claude MUDERHWA MUSHI a étudié à l'EP Kadutu-Centre, ITFM, UNIKIN (Faculté Polytechnique), plusieurs autres formations post universitaire à l'étranger. Il a une Expérience et Expertise de plus de 20 ans dans les domaines de l'ingénierie, génie civile et génie électrique. Plusieurs pylônes (électrique et télécoms) et lignes et postes HT/MT, centrales hydroélectriques, production, transport et distribution de l'énergie électrique, les automatismes industriels, protection contre la foudre et audit technique. Il a  plusieurs certifications et habilitations, dont ISO 9001 (qualité), 14001 (environnement), 45001(hygiène, sécurité et assainissement) et 50001(énergie) ainsi que WASH (aspects de l'eau, hygiène et assainissement).

Commentaires (Total : 6)

R
Roger Bashige 30/10/2022 09:19:42

Excellentes proposition très simple, très faisables. Sur quel leadership compter pour la matérialisation ?

P
PMM 22/10/2022 15:31:03

Les idées forces et novatrices, qui ne demandent que l'appropriation et accompagnement de décideurs.

L
LADYS MUGANZA WAKANDWA, EXPERT ÉDUCATION 21/10/2022 16:03:59

Plan de financement très précaire. Quel est cet état qui peut fonder l'espoir de financement sur des particuliers. Monsieur, occupez vous de l'ingénierie électrique. Un paysan financer l'aéroport. C'est déjà assez comme expertise et contribution. Laissez la recherche aux experts en la matiè...

D
Djino 18/10/2022 18:18:48

Nico, je ne trouve que le plan de financement très discutable...

D
Diba Bulungu Alain 18/10/2022 10:38:00

Des idées innovatrices qui ne cherchent qu'à se matérialiser! Well done Ingénieur!

D
Desire 18/10/2022 10:21:02

C EST VRAIMENT ENCOURGEANT.

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