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RDC : Muhoozi Kainerugaba menace de marcher sur Kisangani si le M23 prend Uvira

Le général ougandais Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni, a provoqué de vives réactions après des déclarations jugées provocatrices sur la situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Sur les réseaux sociaux, il a affirmé que si le groupe armé M23 s’emparait de la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu, ses forces marcheraient sur Kisangani.

« J'ai entendu dire qu'il y avait un millier de mercenaires du Salvador à Kisangani. Je veux les capturer tous bientôt », a-t-il ajouté, sans fournir de preuves à l’appui de ces affirmations.

Ces propos interviennent dans un contexte de tensions régionales, marqué par la résurgence du M23, accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, accusations que Kigali et Kampala rejettent régulièrement.

Mise en cause de l’EAC

Selon Alain Kabasha, du mouvement citoyen Libérer le Congo, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) serait, selon ses termes, une « organisation mafieuse », regroupant certains États directement impliqués dans les violences en RDC.

Les propos relayés évoquent la création de plusieurs groupes armés attribués, selon lui, à des États voisins :

  • L’Alliance des Forces du Changement (AFC), dirigée par Joseph Kabila, qui regrouperait deux mouvements armés tutsi – le M23 et Twirwaneho – et aurait été créée au Kenya.

  • Le Congrès pour le Respect du Peuple (CRP), de Thomas Lubanga, qui aurait vu le jour en Ouganda.

  • Le M23, qui aurait été fondé au Rwanda.

Un climat explosif

Ces accusations et menaces alimentent un climat déjà tendu entre la RDC et ses voisins. Kinshasa continue de dénoncer ce qu’elle considère comme une agression coordonnée visant à déstabiliser l’Est du pays et à exploiter ses ressources.

Aucune réaction officielle n’a, pour l’instant, été enregistrée du côté des autorités congolaises ou des pays cités. Cependant, plusieurs analystes estiment que ce type de déclarations pourrait attiser davantage les tensions régionales et compromettre les efforts diplomatiques en cours.

 

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