Félix Tshisekedi, l’art d’écarter ses proches : Vital Kamerhe sur le point de payer le prix
Félix Tshisekedi semble avoir fait de l’éviction de ses anciens alliés une constante de son exercice du pouvoir.
Après avoir neutralisé Joseph Kabila, son prédécesseur et ancien partenaire politique, le chef de l’État congolais s’attaque désormais à Vital Kamerhe, actuel président de l’Assemblée nationale et allié stratégique de la présidentielle de 2018.
Les relations entre Tshisekedi et Kamerhe, longtemps présentées comme solides, se sont progressivement tendues. Celui qui fut son bras droit lors de l’accession au pouvoir est aujourd’hui menacé d’une destitution imminente pour « incompétence notoire ».
Un pardon qui n’a pas convaincu
Face à la colère des députés, Kamerhe a tenté de sauver sa tête en présentant publiquement ses excuses :
« S’il y en a parmi vous qui se sont sentis froissés, heurtés ou dérangés de quelque manière que ce soit par ma conduite ou mes propos, j’implore leur pardon », a-t-il déclaré.
Mais ses adversaires ont rejeté cet aveu. Le député Crispin Mbindule, meneur de la fronde et ancien de l’UNC, a répliqué :
« Kamerhe a lui-même reconnu les griefs. Mais nous ne pardonnons pas. Après sa destitution, nous allons saisir la justice. »
Une contestation organisée
La pétition contre Vital Kamerhe a déjà récolté 262 signatures, plus de la moitié des députés de l’Assemblée nationale. Parmi les griefs retenus :
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manque de transparence dans la gestion,
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blocage du contrôle parlementaire,
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dix mois d’arriérés financiers,
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et une couverture médicale inadéquate pour les élus.
Et cela malgré les efforts récents de son bureau pour améliorer la rémunération des députés, régulariser les pensions des honoraires et satisfaire la majorité des revendications des élus.
La stratégie du président Tshisekedi
Pour de nombreux observateurs, la fragilisation de Kamerhe illustre une stratégie claire de Félix Tshisekedi : éliminer tour à tour ses anciens partenaires pour consolider son autorité. Après avoir tenu tête à Joseph Kabila et pris ses distances avec l’ancien régime, Tshisekedi semble désormais vouloir se défaire de Kamerhe, qui pourrait payer le prix de son rôle décisif dans la campagne de 2018.
Vers une nouvelle sortie du perchoir ?
Déjà contraint de quitter le perchoir en 2009 sous Joseph Kabila, Vital Kamerhe revit un scénario similaire. Son avenir institutionnel est menacé, et des poursuites judiciaires pourraient suivre sa destitution. Cette crise illustre la fragilité des alliances en RDC et la volonté du président Tshisekedi de s’imposer comme l’unique centre de gravité du pouvoir.

Commentaires (Total : 3)
Kenneth Kahunda
Article bidon et tendacieux. En quoi Félix est concerné avec les faits qui sont reprochés à VK?
Jah love and control john
Il n' y a d'article bidon ici frère. Le souverain ici c'est FATSHI et dans sa fonctionnalité il veut écarter son challenge aux élections prochaines et c'est loyal. Mais ,il lui faut un minimum d'attention car VK est un phénomène. Voilà
Kenneth Kahunda
Article bidon et tendacieux. En quoi Félix est concerné avec les faits qui sont reprochés à VK?