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Aide humanitaire surévaluée : le couple Tshisekedi accusé d’avoir détourné 15 millions $ du fonds pour victimes

Un nouveau scandale éclabousse le sommet de l’État congolais. Derrière le visage doux et empreint d’empathie de Denise Nyakeru Tshisekedi, épouse du Président de la République démocratique du Congo, se cacherait un vaste réseau de prédation financière orchestré autour du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV).

Selon plusieurs sources concordantes, plus de 15 millions de dollars américains destinés initialement aux victimes congolaises de violences sexuelles auraient été redirigés vers la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, récemment rebaptisée Fondation LONA, dans le cadre d’un partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Officiellement, cette somme visait à soutenir les réfugiés burundais installés à Musenyi, au Sud-Kivu.

Une aide humanitaire surévaluée

D’après SOS Média Burundi, la Fondation a annoncé avoir remis à l’UNHCR :

  • 225 tonnes de farine de maïs

  • 100 tonnes de haricots

  • 75 tonnes de sucre

  • 40 tonnes de soja

  • des vêtements, du savon

  • plus de 43 000 paquets de serviettes hygiéniques

Au total, environ 612 tonnes de vivres et biens de première nécessité auraient été distribués.
Mais selon l’analyse des prix régionaux, la valeur réelle de cette aide ne dépasserait pas 500 000 $. Autrement dit, près de 14,5 millions de dollars se sont volatilisés.

Violations des statuts du FONAREV

Le décret n° 22/38 du 6 décembre 2022 fixe clairement le mandat du FONAREV : réparer les préjudices subis par les victimes de violences sexuelles et des crimes graves commis en RDC. Pourtant, ce décaissement massif a été orienté vers des réfugiés burundais, en dehors du mandat initial, et sans respect des règles de passation des marchés publics.

Réseau d’influence et conflits d’intérêts

Derrière ce schéma de financement, plusieurs témoignages pointent l’implication de proches collaborateurs du couple présidentiel, placés stratégiquement à la tête du FONAREV, certains entretenant encore des liens directs avec le bureau du chef de l’État.

Un scandale aux allures de prédation organisée

Ce qui devait être un mécanisme de justice réparatrice pour les victimes de violences sexuelles s’est transformé en outil de prédation et de clientélisme. Alors que les victimes attendent réparation et dignité, les fonds semblent avoir servi à renforcer l’image humanitaire de la Première Dame à l’international, au prix d’un détournement massif de fonds publics.

En chiffres : 15 millions $ décaissés – 500 000 $ réellement dépensés – 14,5 millions $ disparus.

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