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Quand Corneille Nangaa accuse Kinshasa et blanchit les crimes sanglants de sa rébellion meurtrière AFC-M23

Une déclaration du coordinateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, adressée à Antonio Guterres, a provoqué une onde de choc en République Démocratique du Congo.

L’ancien président de la CENI devenu porte-voix de la rébellion accuse le gouvernement congolais et les FARDC de « meurtres, nettoyage ethnique et atrocités de masse ».

Une accusation qui, pour beaucoup de Congolais, relève d’un cynisme absolu : celui de l’agresseur qui veut se faire passer pour la victime.

Le renversement des rôles

Dans sa lettre, Corneille Nangaa se présente comme le défenseur des populations congolaises face aux « exactions de l’armée nationale et de milices alliées ». Mais sur le terrain, la réalité est toute autre.

Depuis des années, ce sont les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, qui sèment la terreur dans l’Est du pays : massacres de civils, déplacements massifs de populations et exploitation illégale des ressources minières.

« C’est le destructeur qui crie à la destruction », résume avec amertume Jacques Itunda, un habitant de Goma. « Ce pays n’a pas de chance. Chaque jour, ce sont les populations qui paient le prix du sang. »

Les faits documentés

Contrairement aux affirmations de Nangaa, aucun rapport onusien ne parle d’un prétendu « nettoyage ethnique » orchestré par Kinshasa.

Au contraire, les Nations unies et de nombreuses ONG internationales pointent régulièrement la responsabilité directe du M23 et de son parrain rwandais dans les violences qui ensanglantent le Nord-Kivu , le sud-Kivu et l’Ituri.

« Tu diffuses des mensonges au service du Rwanda », rétorque Ikala Etunda, un militant de la société civile. « Les rapports de l’ONU documentent précisément les massacres commis par le M23. Ni toi ni d’autres ne parviendrez à étouffer cette vérité. »

Une stratégie bien rodée

Pour les analystes, cette prise de parole de Corneille Nangaa s’inscrit dans une stratégie classique : inverser les rôles, brouiller les pistes et tenter de légitimer une rébellion largement perçue comme une force d’occupation.

En accusant Kinshasa, le M23 cherche à redorer son image auprès de la communauté internationale, alors même qu’il reste associé aux pires atrocités de la région.

Une opinion publique en colère

Dans les rues de Kinshasa comme à Goma, la réaction est unanime : indignation et colère. Pour les Congolais, voir les bourreaux se poser en victimes est une insulte à la mémoire des milliers de civils massacrés et aux millions de déplacés qui survivent dans des camps insalubres.

Un combat pour la vérité

Entre propagande et désinformation, la guerre se joue aussi sur le terrain médiatique. Mais une chose reste indéniable : les victimes du M23 parlent d’elles-mêmes. Et malgré les tentatives de manipulation, le peuple congolais continue de pointer du doigt le véritable responsable des massacres : la rébellion M23 et ses soutiens extérieurs.

 

Commentaires (Total : 1)

P
Patrick 24/09/2025 04:28:44

Les responsabilités sont partagé. D'une part le gouvernement de la RDC et d'autres part la rébellion du M23. Car les milices alliés du gouvernement tuent la population et le rebelle aussi.

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