Image Post

RDC : le M23 transforme Goma en territoire rwandais, la SONAS expulsée

Dans un acte qui alarme la population, les rebelles du M23 ont chassé les agents de la Société Nationale d’Assurance (SONAS) de leur bureau situé au centre-ville de Goma, à quelques mètres du rond-point BDGEL, non loin de la Banque Centrale et en diagonale d’Acces Bank, anciennement Tora.

Désormais, un opérateur rwandais y exerce ses services, incluant transferts d’argent, assurances et bureau de change. Pour de nombreux habitants, ce remplacement dépasse le simple cadre économique : il s’agit d’une atteinte à la souveraineté congolaise et d’une normalisation de l’occupation étrangère.

Un sentiment d’occupation

« Chaque bureau perdu, chaque service remplacé est un morceau du Congo qui change de drapeau », déplore un habitant. « On a perdu ce pays ! »

Réné Kitonda, résident de Goma, raconte :

« Quand je voyais cet immeuble être repeint, je me demandais qui le faisait… C'était donc pour ça ? »
Pour lui, Goma ressemble aujourd’hui à la Cisjordanie occupée par Israël, symbolisant une terre sous influence étrangère.

Flavien Kyakwedi, un autre habitant, va plus loin :

« C’est une preuve de plus que cette partie du pays est déjà annexée au Rwanda. Il faut une résistance citoyenne. »

Les appels à la réaction

Certains citoyens interpellent les autorités congolaises pour agir rapidement. Pour eux, les FARDC devraient prendre des mesures strictes pour protéger la souveraineté nationale et contrer toute présence économique ou institutionnelle rwandaise sur le sol congolais.

« Banques rwandaises, sociétés rwandaises… tout ce qui représente l’occupation illégale sur nos terres doit être neutralisé », affirme Kyakwedi.

Une situation préoccupante

Le remplacement de la SONAS par un opérateur rwandais dans le cœur économique de Goma illustre l’ampleur de l’influence du M23 dans la région. Pour les habitants, ce geste n’est pas seulement symbolique : il est le signe tangible d’une occupation et d’une érosion de l’autorité de l’État congolais.

La question qui plane désormais est claire : jusqu’où l’occupation du M23 et de ses alliés étrangers continuera-t-elle avant que l’État congolais ne réagisse fermement pour reprendre le contrôle ?

 

Commentaires (Total : 2)

P
Paluku-Atoka Uwekomu 24/09/2025 18:03:53

Tout le monde se plaind. Personne ne nous propose comment corriger nos fautes. À la place, tout le monde propose le meurtre, l'assassinat de nos frères. Au Projet 2014, nous disons, qu'il nous disqualifier les hommes véreux et meurtriers que nous avons commis à la gestion du pays.

A
André Dunia 24/09/2025 16:52:04

Je vois la complicité du président de la République Félix Tshilombo dans tout ça, il joue à la Diversion, il s'enrichit dernière cette guerre et pour lui le sud Kivu et le nord kivu ne valent à rien : ses nominations des généraux, son état passif, ses accords bidons prouve tout

laissez votre commentaire