Kamerhe face à Boji : Michel Moto choisit son camp
La course à la présidence de l’Assemblée nationale s’enflamme, et les lignes internes de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) semblent plus que jamais fissurées.
Le soutien affiché de Michel Moto, proche parmi les proches de Vital Kamerhe, à la candidature de Aimé Boji, alimente les spéculations sur un possible double jeu politique au sein du parti.
Alors que Vital Kamerhe n’a officiellement pris position pour aucun candidat, son silence intrigue. Pour certains analystes, deux lectures s’opposent :
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Soit le président de l’UNC joue la carte de la discrétion, soutenant en coulisses son ancien beau-frère Aimé Boji ;
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Soit Michel Moto agit désormais de manière indépendante, s’éloignant de la ligne de son mentor.
« En politique congolaise, les loyautés se mesurent à l’aune des intérêts du moment », confie un membre de l’UNC joint par notre rédaction.
Un duel symbolique au sein de l’UNC
Face à Aimé Boji, un autre poids lourd de l’UNC entre dans l’arène : Jean-Baudouin Mayo Mambeke, juriste, député chevronné et cofondateur du parti. Ancien vice-Premier ministre du Budget et actuel président du conseil d’administration de la Sonahydroc, Mayo incarne la fidélité historique à Kamerhe.
Mais, selon plusieurs observateurs, le rapport de forces semble déjà biaisé. Aimé Boji, perçu comme le favori de la présidence, bénéficierait d’un soutien tacite du camp Tshisekedi, sans que Vital Kamerhe n’ait été associé à la décision.
« Toutes les promotions de Boji au sein du régime Tshisekedi ont été faites sans le consentement direct de Kamerhe », explique un cadre du parti, évoquant des tensions latentes entre les deux anciens alliés.
Un parti en recomposition silencieuse
Pour l’analyste politique Charles Kiyonga, l’UNC traverse une phase critique :
« Après l’appui de Michel Moto à Aimé Boji, on sent un téléguidage venu de l’Union sacrée. Kamerhe perd progressivement la main sur certains de ses lieutenants. »
Cette recomposition interne interroge sur l’avenir politique de Vital Kamerhe, longtemps perçu comme un pilier de la majorité présidentielle. Entre l’influence du Palais, les ambitions personnelles et les fidélités fragiles, la bataille du perchoir révèle un parti au bord de l’implosion.
Le mot de la fin : une lutte qui dépasse l’UNC
Au-delà du duel Boji-Mayo, c’est bien le rapport de force entre Tshisekedi et Kamerhe qui se rejoue dans l’hémicycle. Pour certains, l’enjeu n’est pas seulement institutionnel, mais symbolique : savoir qui, du président ou de son ancien allié, dictera encore le tempo politique du Congo post-2025.

Commentaires (Total : 1)
Gustavo
Ce jeu est un signe qui prouve noir sur blanc que l'UDPS veut l'explosion de l'UNC.Mais helas,attention!Kamerhe a toujours surpri des gens à la derriere munite.Whait and see.Seu la fin justifie le moyen.