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Le franc congolais se stabilise : la BCC parle de « normalisation progressive », réactions vives depuis Goma

La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié un communiqué rassurant sur l’évolution récente du taux de change, estimant que les « légères variations observées ces derniers jours traduisent une normalisation progressive » du marché des changes.

Selon l’institution, l’appréciation rapide observée précédemment, avec des gonflements spéculatifs sur le marché parallèle , tend à s’estomper et le marché retrouve peu à peu son équilibre. 

Ce que dit la BCC

La BCC explique que l’effet principal qui avait soutenu l’appréciation du franc congolais (CDF) provenait notamment de l’actualisation du taux utilisé pour les réserves obligatoires cristallisées en CDF. Avec l’atténuation de cet effet, les taux appliqués par les banques commerciales se rapprochent désormais des cours observés au marché parallèle, signe d’un rééquilibrage. L’institution réaffirme son engagement à utiliser « tous les instruments de politique monétaire et de change » en coordination avec le gouvernement, et conclut son communiqué par une phrase emphatique : « La Banque Centrale du Congo annonce ce qu'elle fera et fait ce qu'elle annonce. » 

Sur le plan pratique, les cours indicatifs publiés récemment par la BCC situaient le dollar autour de 2 190–2 200 CDF sur le marché officiel (selon les dernières parutions au moment du communiqué). Les observateurs notent toutefois que, dans certains segments et villes, les bureaux de change avaient affiché des écarts plus larges au début du mois. 

Réactions depuis Goma : colère contre la « profitation »

À Goma, des voix se sont élevées pour dénoncer des pratiques jugées abusives.

Déborah Kayembe (présentée comme originaire de Goma) réclame une intervention rapide des autorités : elle demande notamment que l’on vise un taux maximal de 1 500 CDF pour 1 USD et dénonce des taux observés localement jusqu’à 2 500 CDF.

Elle dénonce aussi des pratiques des opérateurs de téléphonie mobile et bureaux informels qui, selon elle, continueraient à appliquer des taux très élevés (autour de 2 300 CDF), au détriment des populations.

Ces propos traduisent une forte frustration populaire face à la volatilité et aux différences de tarifs entre zones officielle et parallèle.

Ce qui reste à faire

Les économistes et acteurs du secteur monétaire insistent sur plusieurs points pour poursuivre la stabilisation :

  • une surveillance renforcée et des contrôles sur les bureaux de change et les opérateurs informels ; 

  • la transparence des taux publiés (officiel et parallèle) pour éviter les anticipations spéculatives ; 

  • une coordination continue entre politique monétaire (BCC) et politique budgétaire (gouvernement), comme l’a souligné la BCC. 

La BCC présente les dernières variations comme une « normalisation progressive » après des fluctuations influencées par des facteurs techniques et des anticipations. Sur le terrain, la population, particulièrement dans des villes comme Goma ,réclame des mesures énergiques pour mettre fin à la surfacturation.

Les prochains jours seront déterminants pour voir si les engagements annoncés par la BCC se traduiront par des actions concrètes et par un resserrement des écarts entre taux officiel et taux pratiqués localement. 

 

Commentaires (Total : 1)

A
Amani Matenga souvenir 27/10/2025 16:01:36

Nous population d'uvira nous préférons 1$ soit équivalent à 1000fc.

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