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Après sa condamnation, Matata Ponyo perd son fauteuil de député

L’Assemblée nationale a tourné une nouvelle page politique en procédant, ce jeudi, à la validation du mandat d’Ibrahim Assani Émile, premier suppléant d’Augustin Matata Ponyo Mapon.

Ce remplacement marque la fin officielle du parcours parlementaire de l’ancien Premier ministre, définitivement condamné par la Cour constitutionnelle.

L’arrêt de la haute cour, rendu le 20 mai 2025 et notifié au bureau de la Chambre basse le 10 juin, interdit désormais à Matata Ponyo d’exercer toute fonction publique, quel qu’en soit le niveau.

Invité à se présenter devant la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour la validation de son mandat, Ibrahim Assani ne s’est finalement pas déplacé. Sa présence n’a toutefois pas été jugée indispensable : la CENIavait déjà fourni toutes les informations nécessaires pour l’entérinement de son remplacement.

Cinq autres remplacements validés

Le rapport de la Commission PAJ ne s’est pas arrêté au seul cas Matata Ponyo. Il recommande également la validation de cinq autres suppléants, suite à des cas d’incompatibilités ou de décès :

  • Randall Muzito, remplaçant d’Adolphe Muzito (Kikwit-ville), désormais vice-premier ministre chargé du Budget ;

  • Papy Kitenge, remplaçant d’Éliezer Ntambwe (Lukunga), nommé ministre délégué aux Anciens combattants ;

  • Cyrille Kotongo, remplaçant de Jean-Bosco Kotongo (Businga), devenu gouverneur du Nord-Ubangi ;

  • Behn Mulolo, remplaçant de John Banza (Kalemie-ville), promu ministre des Infrastructures ;

  • Éric Ngoyi, succédant à Sophie Kakudji (Kabalo), décédée tragiquement en août lors d’un incendie à Lubumbashi.

Un délai pour clarifier les incompatibilités

Conformément au règlement intérieur, les nouveaux députés ont huit jours pour confirmer leur volonté d’exercer leurs mandats, s’ils occupent déjà une fonction jugée incompatible. Passé ce délai, toute absence de réponse sera interprétée comme une renonciation.

Cette série de remplacements marque un nouveau tournant au sein de l’hémicycle congolais, où la recomposition politique se poursuit à mesure que le gouvernement Suminwa II consolide son équipe.

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