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Kamerhe brise le silence : humilié, remplacé… et contraint au silence ?

Le silence pesant de Vital Kamerhe a enfin été rompu. Dans un message publié ce vendredi 31 octobre, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a déclaré « prendre acte » de la désignation de son ancien beau-frère, Aimé Boji Sangara, comme candidat unique à la présidence de l’Assemblée nationale.

Un ton mesuré, presque diplomatique, mais qui cache mal une profonde blessure politique.

Une “prise d’acte” qui sonne comme une reddition

Vital Kamerhe, longtemps perçu comme le stratège et compagnon de lutte de Félix Tshisekedi, semble cette fois mis sur la touche.

« L’UNC et ses regroupements prennent acte de la désignation du candidat au poste de président de l’Assemblée nationale », écrit-il, appelant ses troupes à « resserrer les rangs » et à continuer à défendre la paix et la reconstruction du pays.

Rien sur un soutien explicite à Aimé Boji. Rien sur un mot d’encouragement. Un silence lourd de sens.

Une humiliation politique, selon les analystes

Pour plusieurs observateurs, ce message officiel n’est rien d’autre qu’un acte de résignation forcée.

« Vital Kamerhe n’a expressément pas appelé les élus de son regroupement à voter pour le candidat choisi. C’est une humiliation pure et simple », estime l’analyste politique Yves Mbayu.
« On te chasse, et on prend ton homme à ta place. C’est la fin d’une histoire mal commencée. »

Une lecture partagée par Jacques Bisongo, qui voit dans cette manœuvre politique une dérive morale des deux hommes :

« Le pacificateur est tombé bas à cause du confort. Si Tshilombo rêve à tout prix de rester au pouvoir, c’est pour son confort. Tout est vanité. »

Boji, le “beau-frère rebelle” devenu le nouveau favori du Palais

L’ironie est cinglante : Aimé Boji, ancien proche de Kamerhe et membre de sa famille, est désormais l’homme de confiance de Félix Tshisekedi.
Un symbole cruel pour celui qu’on surnommait encore récemment “le pacificateur”. Boji, jadis perçu comme un simple lieutenant de l’UNC, est aujourd’hui placé au sommet du pouvoir législatif — au détriment de son mentor.

Kamerhe, sur la voie d’une retraite politique anticipée ?

Pour nombre d’observateurs, cette séquence marque la fin d’un cycle politique.
Kamerhe, affaibli par des années de procès, de mise à l’écart et de calculs d’alliances, n’a plus le contrôle de sa propre famille politique.

« VK est en retraite politique anticipée », commente un analyste de Bukavu. « Fatshi a réussi son coup : neutraliser l’allié encombrant tout en récupérant ses fidèles. »

Une rupture désormais inévitable

Entre trahison personnelle et calcul politique, la fracture entre Tshisekedi et Kamerhe semble consommée.
Si Vital Kamerhe tente encore de sauver les apparences, ses partisans, eux, n’y croient plus. Dans les bastions du Sud-Kivu, la colère monte, et certains y voient le signe d’un divorce irréversible.

La question n’est plus de savoir si la rupture aura lieu, mais quand elle sera officialisée.
Et dans ce duel fratricide entre le “bâtisseur de l’Est” et le “chef du changement”, c’est l’UNC, déjà fragilisée, qui risque d’y laisser son âme politique.

 

Commentaires (Total : 1)

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Nchiko raymond 31/10/2025 13:20:10

Qui trop embrasse, mal étreint, dit-on !

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