Massacres à Irhambi Katana et Bukavu : la Coalition Pamoja kwa Amani condamne les atrocités du M23
La Coalition Pamoja kwa Amani (C-PKA), qui regroupe plusieurs organisations de la société civile du Nord et du Sud-Kivu, tire la sonnette d’alarme face à une nouvelle vague de massacres et d’exécutions sommaires de civils attribuées aux combattants de l’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 Mars (AFC-M23) dans plusieurs localités du Sud-Kivu.
Des représailles meurtrières contre les civils
Selon la Coalition, les attaques répétées des groupes d’autodéfense Wazalendo contre les positions et convois de l’AFC-M23 auraient entraîné des actes de représailles aveugles contre les populations locales.
Les rebelles assimileraient systématiquement les jeunes hommes des villages à des combattants Wazalendo, les considérant comme des cibles légitimes.
Douze civils exécutés à Irhambi Katana
Le cas le plus dramatique concerne le groupement d’Irhambi Katana, où au moins douze hommes âgés de 20 à 40 ansont été arrêtés dans la nuit du 23 au 24 novembre puis exécutés sommairement.
Le communiqué précise que les victimes ont été tuées sous prétexte de collaboration avec les Wazalendo.
La situation s’est aggravée avec une intrusion des rebelles dans le centre de santé Chahoboka, vers 22 h. Trois hommes — dont un patient en traitement et deux gardes-malade — ont été extraits de l’établissement avant d’être abattus. Leurs corps ont été retrouvés au petit matin non loin du centre, criblés de balles.
Des corps retrouvés dans plusieurs zones du groupement
D’autres dépouilles ont été découvertes dans différents endroits, confirmant l’ampleur du carnage :
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trois corps près du petit marché Chebirema,
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deux au terrain de Bidabanga,
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un près de l’antenne Airtel à Chahoboka,
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deux autres au petit marché de Cibimbi.
La Coalition craint que le bilan ne s’alourdisse dans les heures à venir, les rebelles patrouillant toujours dans les villages et exécutant tout homme qu’ils soupçonnent d’être un Muzalendo.
D’autres exécutions signalées à Kaniola et Bukavu
Ces violences ne se limitent pas à Irhambi Katana.
Le 21 novembre, deux jeunes hommes d’une même famille ont été tués puis enterrés dans une fosse commune à Kaniola.
À Bukavu, la situation est tout aussi préoccupante. La Coalition signale l’exécution de plusieurs motards en pleine rue. Le dernier cas remonte au lundi 24 novembre, au marché de Nguba, où une policière de l’AFC-M23 a abattu un motocycliste de deux balles.
En une semaine, quatre motocyclistes ont ainsi été tués dans la ville.
La Coalition condamne et interpelle les responsables de l’AFC-M23
Face à ces actes qualifiés de crimes de guerre par la C-PKA, la Coalition condamne fermement ces violences et appelle les dirigeants politico-militaires de l’AFC-M23 à y mettre fin.
La Coalition rappelle que ces crimes sont imprescriptibles et pourront faire l’objet de poursuites devant les juridictions nationales ou internationales.
Appel au respect des engagements de paix
La C-PKA exhorte toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter les engagements pris lors des processus de paix de Doha et Washington, notamment le cessez-le-feu et la protection stricte des civils conformément au Droit international humanitaire.
« La vie demeure sacrée même en temps de guerre ! La paix est plus forte que la guerre. » — Coalition Pamoja kwa Amani.

Commentaires (Total : 2)
Jc kijana
La vie humaine est sacrée en tout temps et tout lieu.
Marhegane BahaZabule
Nous sommes très chauqué par ce massacre, Nous sommes peut-être les victimes mais eux aussi auront un prix à payer face leurs actes