RDC : Le Parti Congolais pour le Progrès célèbre 21 ans d’engagement pour un Congo juste, démocratique et prospère.
Vingt-et-un ans après sa création, le Parti Congolais pour le Progrès (PCP) célèbre, ce 30 Novembre, un anniversaire hautement symbolique. Bien que né officiellement le 1er mai 2004, date de la signature de ses statuts et règlements internes, le parti a été reconnu par le décret n°059/2004 du 30 novembre, faisant du 30 Novembre la date officielle retenue pour marquer son existence politique.
À l’occasion de cette journée commémorative, les cadres du parti reviennent sur son histoire, son engagement et les défis actuels de la nation congolaise.
Un parti né en pleine guerre, dans une volonté de réunification nationale
Dans un message adressé aux militants, les dirigeants du PCP rappellent que le parti est né dans un contexte particulièrement difficile :
« Le PCP a été créé dans un contexte de guerre. Le RCD et d’autres rébellions occupaient une bonne partie du pays. À cette époque, nous avons estimé qu’on ne pouvait pas laisser le pays sombrer. Il fallait participer à la réunification, à la sécurisation et au développement du pays », expliquent le secrétaire général adjoint M. Bertin Ilunga.
Plusieurs fondateurs provenaient de la société civile, des ONG et des mouvements citoyens. Leur conviction : l’engagement civil ne suffisait plus, il fallait un engagement politique structuré pour influencer l’avenir du pays.
« Nous avons décidé de passer du militantisme de la société civile à l’engagement politique, parce que la situation du pays l’exigeait », souligne-t-il.
De Bukavu à Kinshasa : un siège national désormais recentré
À sa création, le PCP avait son siège national à Bukavu, dans le Sud-Kivu. Aujourd’hui, les autorités du parti sont établies à Kinshasa, où se trouve désormais le siège national.
« Mais nous n’oublions pas que l’une des villes occupées aujourd’hui par les rebelles fut autrefois le siège national du PCP. C’est pourquoi nous ne pouvons pas rester les bras croisés », insiste Bertin Ilunga.
Une histoire politique marquée par la constance et la cohérence
Depuis 2006, le PCP a régulièrement participé aux élections de 2006, 2011 et 2018 en restant dans l’opposition à chaque cycle, faute d’accord avec les orientations sécuritaires et politiques du pouvoir et des groupes armés.
« Nous n’étions d’accord ni avec la rébellion, ni avec le pouvoir central qui gérait très mal la sécurité du pays », laisse-t-il entendre.
La situation change en 2018 lorsque le parti conclut une alliance stratégique avec l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), en raison d’une proximité idéologique : « Nous avons compris que l’idéologie de l’UDPS se rapproche de celle du PCP. C’est ainsi que nous avons rejoint la majorité présidentielle. »
Face au retour de la guerre : “nous devons ressusciter nos armes politiques”
Selon les cadres du parti, la situation actuelle dans l’Est du pays rappelle celle de 2004, avec une partie du territoire sous contrôle de groupes armés soutenus par le Rwanda.
« Le même contexte revient. Nous sommes obligés de ressusciter nos armes. Mais cette fois-ci, pas comme un parti d’opposition : comme un parti de la majorité présidentielle », affirme-t-il.
Ces armes ne sont pas militaires, mais politiques. Il s'agit des conseils stratégiques au Président de la République, des notes techniques pour renforcer la diplomatie, mobilisation citoyenne, encouragement à l’engagement patriotique, y compris l’adhésion de jeunes du PCP dans les FARDC.
« Nous sensibilisons certains jeunes du PCP pour entrer dans l’armée. Parce que la bataille n’est pas seulement diplomatique : elle est aussi sur le terrain », explique ce haut cadre du parti.
“Il n’y a qu’un seul agenda : la reconquête du territoire national”
Le PCP affirme que, dans le contexte actuel, toutes les réflexions doivent être concentrées sur la restauration de l’intégrité territoriale : « On ne peut pas réfléchir aux élections ou au développement tant qu’une bonne partie du pays est occupée. Le seul agenda aujourd’hui, c’est la guerre imposée par le Rwanda et la reconquête du territoire national. »
Le parti insiste sur la gravité de la situation au Nord-Kivu et au Sud-Kivu :
« Ces provinces contribuent énormément au trésor public et produisent des acteurs politiques majeurs. Leur occupation est une fièvre qui touche tout le pays. »
Soutien aux populations affectées et appel à l’unité nationale
Dans leur message d’anniversaire, les cadres s’adressent directement à la population : « Nous souhaitons un joyeux anniversaire à tous les congolistes, où qu’ils soient. Ceux du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ne doivent pas penser que nous les abandonnons. Nous sommes avec eux. »
Le PCP assure que son rôle, au sein de la majorité présidentielle, est de contribuer à une stratégie nationale efficace combinant diplomatie, action militaire et unité politique.
« Ce n’est pas le PCP qui va reconquérir le territoire, mais notre contribution au Président et au gouvernement va aider l’armée et la diplomatie à le faire », renchérit Bertin Ilunga.
Un anniversaire sous le signe de l’espoir
Malgré les défis, le PCP reste optimiste : « Nous avançons petit à petit. Le Président se déploie à Washington, à Doha, pour chercher une reconquête pacifique. Et nous sommes confiants qu’une réponse positive viendra bientôt. »
Le parti espère qu’un jour, le 21ᵉ anniversaire célébré aujourd’hui le sera, à l’avenir, dans un Congo entièrement réunifié : « Peut-être qu’ensemble, nous allons célébrer cet anniversaire dans l’unité nationale. C’est notre vœu le plus cher », conclut le Secrétaire Général Adjoint du PCP.

Commentaires (Total : 1)
Bertin ILUNGA MWATI
C'est magnifique ; une bonne analyse