Bukavu sous la terreur : Émery Makenga accusé d’orchestrer arrestations arbitraires et tortures au sein de la DSR du M23
Au Sud-Kivu, la terreur ne se cache plus. À Bukavu, les violations des droits humains s’intensifient dans un climat d’impunité totale, alors que des civils meurent presque quotidiennement dans des lieux de détention clandestins attribués à la DSR, le service de renseignement du mouvement rebelle M23.
Au centre de ces graves accusations, un nom s’impose : Émery Makenga. Ancien agent de Skol Brewery Rwanda à Kigali, il aurait quitté le monde civil pour rejoindre la rébellion dirigée par son frère, Sultani Makenga, chef militaire du M23. Aujourd’hui, Émery Makenga est présenté par de nombreux témoignages comme le directeur de la DSR à Bukavu, un service redouté par la population et accusé d’être un outil de répression brutale.
Selon des sources concordantes, la DSR, sous sa direction présumée, serait responsable de rafles ciblées, d’arrestations arbitraires et de détentions illégales. Des civils sont interpellés sans mandat, souvent de nuit, puis détenus dans des conditions qualifiées d’inhumaines.
« J’ai été arrêté sans aucune raison. On m’a seulement dit que l’ordre venait d’Émery. À partir de là, j’ai compris que je n’avais plus aucun droit », témoigne un ancien détenu sous anonymat.
Les récits des survivants décrivent des passages à tabac systématiques, matin et soir, avant l’enfermement dans un cachot surnommé « Sauna », connu pour sa chaleur étouffante, son manque d’aération et son insalubrité extrême. Plusieurs détenus y auraient trouvé la mort, faute de soins médicaux.
« Ils nous frappaient jusqu’à ne plus pouvoir tenir debout. Dans le “Sauna”, on suffoquait. Certains criaient toute la nuit, puis on ne les revoyait plus », confie une autre victime.
L’isolement imposé aux prisonniers est total. Aucune visite familiale n’est autorisée, aucun contact avec l’extérieur n’est permis. La nourriture est rationnée à un seul repas par jour, généralement composé de haricots (mpungure), sans prise en compte de l’état de santé des détenus. Les malades et les blessés seraient abandonnés à leur sort.
« Ici, il n’y a pas de soins. Même quand quelqu’un est gravement malade, on le laisse mourir. J’ai vu des gens perdre la vie sous mes yeux », rapporte un survivant.
À Bukavu, le jeune Émery Makenga est décrit comme intouchable. Son nom circule dans les conversations à voix basse, associé à la peur et à l’arbitraire. De nombreux habitants affirment qu’il dispose du pouvoir de faire arrêter n’importe quel citoyen, sans justification ni recours, incarnant ainsi un système où la vie humaine ne semble plus avoir de valeur.
Ces accusations font état de violations graves et systématiques des droits humains, notamment la torture, les détentions arbitraires et des morts en détention. Une réalité qui contredit frontalement le discours du M23, qui se présentait comme une force de protection et de stabilisation.
Face à cette situation, la société civile exige des enquêtes indépendantes, l’accès immédiat des organisations de défense des droits humains aux lieux de détention de la DSR et la fin de l’impunité dont bénéficient les responsables présumés.
À Bukavu, dénoncer ces abus est devenu un acte de courage. Pour les victimes, parler — même sous anonymat — reste la seule arme face à la peur et au silence imposé.

Commentaires (Total : 4)
Dunia
C’est un point de vue personnel et je l”ai trouvé cool, pendant ces moments que j’ai pu entré en contacts avec lui.
Dunia
Mr Emery. Le Redoc est un des rares meilleurs accueillant, recevant tout le monde sans protocole. Je l’ai appelé, il a décroché j’ai expliqué mon problème qui consistait à vouloir récupérer ma voiture qui avait été volé à LaBotte et localisée à l’Ovd et à instruit qu’on me l...
Pascal
Tout ces accusations son faut et harchifot.cest homme est trop sagesse et juste
Ephrem mugunda
Mon collègue enseignant du nom de kitando wakilongo GUSTAVE a été enlevé ce 1/12 2026 la nuit mais retrouvé mort et enterré à kabare, sans aucune infraction