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Après Shadary, Aubin Minaku arrêté cette nuit : la répression politique s’intensifie sous Tshisekedi

L’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), intervenue dans la nuit de samedi à dimanche à Kinshasa, ravive les accusations de dérive autoritaire contre le président Félix Tshisekedi.

Une interpellation jugée politique par l’opposition, d’autant plus qu’elle survient quelques jours seulement après l’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du même parti et ancien candidat à la présidentielle.

Selon plusieurs sources concordantes, Aubin Minaku a été interpellé à son domicile par des éléments des forces de sécurité, sans mandat rendu public et sans qu’aucun motif officiel ne soit communiqué jusqu’à présent. Une situation qui alimente l’indignation au sein de l’opposition congolaise et des organisations de défense des droits humains.

Une série d’arrestations qui inquiète

Pour de nombreux observateurs, ces arrestations successives de cadres du PPRD traduisent une volonté manifeste du pouvoir en place de neutraliser politiquement les proches de l’ancien président Joseph Kabila.

« Ce qui se passe aujourd’hui en RDC n’a rien à voir avec la justice. Il s’agit clairement d’un règlement de comptes politiques orchestré au sommet de l’État », dénonce un cadre du PPRD sous couvert d’anonymat.
« On arrête, on intimide, et on garde le silence sur les charges. C’est la peur comme mode de gouvernance. »

La société civile partage cette inquiétude. Pour un défenseur des droits humains basé à Kinshasa, ces pratiques marquent un net recul démocratique :
« Félix Tshisekedi était arrivé au pouvoir en promettant l’État de droit. Aujourd’hui, on assiste à des arrestations nocturnes dignes des heures sombres du passé. »

Tshisekedi accusé de trahir l’État de droit

Depuis sa réélection contestée, le président Tshisekedi est de plus en plus critiqué pour sa gestion autoritaire du pouvoir. L’opposition l’accuse d’utiliser l’appareil sécuritaire et judiciaire pour faire taire toute voix dissidente.

« Quand un régime commence à arrêter systématiquement ses adversaires politiques sans explication, ce n’est plus une démocratie, c’est une dérive autoritaire », estime un analyste politique congolais.
« Le message envoyé est clair : toute opposition réelle sera réprimée. »

Aucune communication officielle n’a encore été faite par le gouvernement sur l’arrestation d’Aubin Minaku, un silence interprété par beaucoup comme une stratégie de confusion et d’intimidation.

Un climat politique sous haute tension

Alors que la RDC traverse une grave crise sécuritaire à l’Est et une situation socio-économique alarmante, ces arrestations détournent l’attention des véritables urgences nationales, selon plusieurs acteurs politiques.

« Au lieu de s’attaquer à l’insécurité, à la pauvreté et à la corruption, le régime Tshisekedi préfère pourchasser ses opposants », fustige un responsable de l’opposition.
« C’est une fuite en avant dangereuse pour la stabilité du pays. »

L’arrestation d’Aubin Minaku, figure majeure de l’ancien pouvoir, marque une nouvelle étape dans la confrontation entre le régime en place et l’opposition. En l’absence de transparence et de garanties judiciaires, cette affaire risque d’accentuer la polarisation politique et de renforcer les accusations de gouvernance par la peur.

Dossier à suivre.

Commentaires (Total : 1)

G
Gustave 18/01/2026 09:55:02

Nul n'est au dessus de la loi. Aubin et consorts doivent reconnaître que tout ce que la RDC est en train de vivre aujourd'hui c'est la conséquence de leur politique de 18 ans où ils ont cédé la souveraineté du pays à son ancienne province qui est le Rwanda.

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