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Enfin le M23 se prononce sur la mort de Willy Ngoma : “Ces crimes ne resteront pas sans conséquences”

Pour la première fois, l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a officiellement communiqué sur la mort du colonel Willy Ngoma, l’un de ses officiers supérieurs, affirmant que « ces crimes ne resteront pas sans conséquences ».

Dans un communiqué rendu public, le mouvement rebelle accuse le régime de Kinshasa d’avoir « délibérément bafoué le cessez-le-feu » et d’avoir engagé « une guerre totale » contre ses positions, notamment par l’utilisation de drones « en dehors des lignes de front », visant selon lui à la fois ses combattants et des civils.

Mort du colonel Willy Ngoma

Selon l’AFC/M23, le colonel Willy Ngoma, présenté comme un officier supérieur de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), branche armée du mouvement, est tombé le 24 février 2026. Le groupe parle d’une perte majeure et affirme que « la mémoire des victimes nous oblige et engage notre responsabilité collective ».

« Ces crimes ne passeront ni inaperçus ni impunis », avertit le communiqué, dans un ton particulièrement ferme, laissant entrevoir une possible escalade sur le terrain.

Le mouvement accuse directement le gouvernement de la République démocratique du Congo d’avoir violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu en ciblant des zones densément peuplées du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Parmi les localités citées figurent notamment Mweso, Rubaya, Walikale, Masisi, Kalehe et Minembwe, ainsi que plusieurs autres villages et agglomérations que l’AFC/M23 qualifie de « territoires libérés ». Le groupe affirme avoir alerté « les partenaires engagés dans le processus de paix » au sujet de ces violations, dénonçant un « mépris manifeste » face à ses mises en garde répétées.

Menace de représailles

Dans un passage central du communiqué, l’AFC/M23 déclare :

« Ces crimes ne resteront pas sans conséquences. Notre devoir est de garantir la protection de nos populations ainsi que nos soldats sur toute l’étendue du territoire libéré. »

Cette déclaration marque un tournant dans la communication du mouvement, qui, jusqu’ici, n’avait pas officiellement confirmé la mort de Willy Ngoma. Elle intervient dans un contexte régional déjà extrêmement tendu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23 continuent d’alimenter une crise humanitaire persistante dans l’est du pays.

Malgré son ton offensif, l’AFC/M23 affirme demeurer « fermement engagée dans le processus de paix » et se dit « résolument aux côtés des populations civiles ». Une posture qui contraste avec la rhétorique de riposte évoquée plus haut et qui risque d’alimenter les interrogations sur l’avenir du cessez-le-feu.

À ce stade, les autorités de Kinshasa n’ont pas encore officiellement réagi à ce communiqué. La situation sur le terrain reste volatile, alors que la communauté internationale redoute une nouvelle flambée de violences dans l’est de la RDC.

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