Image Post

Kabila contre Tshisekedi : la guerre froide devient frontale

La tension politique s’intensifie en République démocratique du Congo. Dans la nuit du dimanche 1er mars 2026, plusieurs éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyés par des militaires présentés par de nombreux témoins comme appartenant à la Garde républicaine, ont mené une opération remarquée dans la province de la Tshopo.

Selon des sources locales, des résidences et des biens attribués à des membres de la famille de l’ancien président Joseph Kabila auraient été ciblés par des fouilles et des perquisitions. Des témoins évoquent une présence militaire massive et des mouvements inhabituels de troupes dans certains quartiers stratégiques.

Des habitants affirment avoir vu des véhicules militaires circuler tard dans la nuit, certains axes ayant été temporairement bouclés. Si les autorités n’ont pas encore publié de communiqué détaillé sur les objectifs précis de l’opération, des sources proches de l’administration évoquent des « mesures de sécurisation » liées à des renseignements jugés sensibles.

Du côté des proches de la famille Kabila, on parle plutôt d’une « intimidation politique » et d’un « acharnement » orchestré par le pouvoir en place. L’entourage de l’ancien chef de l’État dénonce une instrumentalisation des forces de sécurité à des fins politiques.

Un climat politique de plus en plus tendu

Les relations entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur n’ont cessé de se dégrader depuis la rupture de leur coalition politique. La recomposition du paysage institutionnel, marquée par l’éclatement du Front commun pour le Congo (FCC) et la montée en puissance de l’Union sacrée de la Nation, a profondément modifié les équilibres de pouvoir à Kinshasa et en provinces.

Dans ce contexte, toute action impliquant des figures proches de Joseph Kabila est immédiatement interprétée à travers le prisme d’un bras de fer politique latent entre les deux camps.

Plusieurs acteurs de la société civile appellent à la retenue et à la transparence. Ils estiment que, si des enquêtes sont en cours, celles-ci doivent être conduites dans le strict respect des procédures judiciaires et des droits fondamentaux, afin d’éviter toute escalade.

Alors que la RDC traverse une période sécuritaire fragile, notamment dans sa partie orientale, cette nouvelle séquence à Tshopo risque d’alimenter davantage les divisions politiques.

À ce stade, les autorités centrales n’ont pas confirmé officiellement la nature exacte de l’opération ni les éventuelles interpellations. Mais une chose est certaine : le climat entre le pouvoir de Félix Tshisekedi et le camp de Joseph Kabila semble avoir atteint un nouveau seuil de crispation.

laissez votre commentaire