Gaz Mawete répond aux critiques après son passage à l’église Cité Bethel
L’artiste congolais Gaz Mawete est sorti de son silence après une vague de critiques sur les réseaux sociaux liées à sa présence à l’église Cité Bethel, dirigée par le pasteur Moïse Mbiye.
Pointé du doigt pour son apparence et pour avoir assisté au culte quelques heures seulement après une soirée festive, le chanteur a tenu à clarifier les circonstances et à répondre frontalement à ses détracteurs.
« Je suis allé tel que je suis »
Dans une déclaration relayée en ligne, Gaz Mawete explique le déroulement de sa journée :
« Après mon concert à Aqua, j’étais chez Coco. En rentrant à 6h et vers 9h, je me suis dirigé à l’église (Cité Bethel). J’ai vu le pasteur Moïse Mbiye qui a très bien prêché et il y avait l’onction. Tout s’est bien passé, Cité Bethel même moral. »
Pour l’artiste, sa présence à l’église ne relevait ni d’une mise en scène ni d’une stratégie d’image, mais d’une démarche personnelle.
« Je vois sur les réseaux sociaux que des gens me jugent. J’étais là-bas pour vous ? C’est la maison de Dieu ou votre maison pour que vous puissiez me juger ? »
Une réponse directe aux critiques
Face aux commentaires portant notamment sur sa tenue vestimentaire et son mode de vie d’artiste, Gaz Mawete adopte un ton ferme :
« Fallait-il que je joue le saint comme d’autres hypocrites ? À qui dois-je prouver que je suis bien ou digne ? Je suis allé tel que je suis, avec mes fautes et mes qualités. Vous êtes qui pour me juger… Oh, il a fait ceci, il s’est habillé comme ça… Fallait-il que je fasse comme les hypocrites ? »
Le chanteur insiste sur l’authenticité de sa démarche spirituelle :
« Je suis allé tel que je suis, avec mon cœur dans la maison de Dieu. »
La séquence relance le débat récurrent sur la place des artistes dans les espaces religieux, surtout lorsqu’ils évoluent dans un univers perçu comme festif ou mondain. Pour certains internautes, la proximité temporelle entre un concert nocturne et une présence matinale à l’église suscite des interrogations. Pour d’autres, la foi relève d’une démarche individuelle qui ne devrait pas être soumise au tribunal des réseaux sociaux.
En assumant publiquement son choix, Gaz Mawete revendique le droit d’être à la fois artiste, imparfait et croyant — sans devoir se conformer aux attentes morales d’autrui.
Une prise de position qui, loin d’éteindre la polémique, alimente encore le débat sur la sincérité, l’image et la liberté de conscience dans l’espace public congolais.
