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Drones sur Goma : une attaque venue du Rwanda pour discréditer Kinshasa ?

Les bombardements par drones qui ont frappé la ville de Goma continuent de susciter de nombreuses interrogations.

Alors que plusieurs civils ont été tués dans ces attaques visant un quartier résidentiel du centre-ville, des sources proches de la mission des Nations unies en République démocratique du Congo évoquent désormais une hypothèse sensible : une possible implication du Rwanda.

Selon des éléments relayés par des responsables sécuritaires citant des analyses de la MONUSCO, les caractéristiques techniques de l’attaque soulèveraient des doutes sur l’origine des drones.

« Plusieurs analyses recoupées suggèrent que les appareils pourraient provenir du Rwanda. La distance et les capacités techniques ne correspondent pas aux bases connues de l’armée congolaise dans la région », confie une source proche des Nations unies.

Des trajectoires difficiles à expliquer

D’après ces mêmes sources, plusieurs scénarios avancés publiquement ne résisteraient pas à une analyse technique. Les drones utilisés ne pourraient difficilement provenir de Kisangani ou du Burundi en raison de la distance.

« Techniquement, il est difficile d’imaginer que des drones gouvernementaux aient décollé de Kisangani ou du Burundi pour atteindre Goma. La portée, le contrôle et les capacités logistiques nécessaires ne correspondent pas », explique un analyste sécuritaire travaillant sur le dossier.

La base militaire de Beni, souvent évoquée dans certaines hypothèses, ne disposerait pas non plus des infrastructures nécessaires pour piloter ce type d’opérations à longue distance.

« Beni n’a pas la base technique pour contrôler ce type de drones dans ce contexte. Même l’hypothèse de Mashaki reste floue et ne permet pas d’expliquer clairement la trajectoire observée », ajoute cette source.

Des cibles étonnantes

Autre élément troublant : les zones frappées ne correspondent pas aux positions stratégiques connues des chefs rebelles.

« Si l’objectif était réellement militaire, les frappes auraient visé les zones où vivent ou opèrent des responsables comme Makenga ou Corneille Nangaa. Or les drones ont touché un quartier résidentiel », souligne un observateur sécuritaire.

Cette situation alimente les spéculations autour d’une opération visant à influencer le narratif autour du conflit dans l’est de la RDC.

« Certains analystes pensent que ces bombardements pourraient viser à mettre Kinshasa dans l’embarras et à saturer la communication autour de la guerre. On va en parler toute la journée, et cela détourne l’attention de la situation sur les fronts », estime un diplomate régional.

Une situation militaire en évolution

Sur le terrain, plusieurs sources indiquent que l’armée congolaise progresse sur certaines lignes de front, tandis que les rebelles du M23 feraient face à des difficultés.

« Sur plusieurs positions, les FARDC avancent progressivement. De leur côté, les combattants du M23 semblent souffrir d’un manque d’effectifs », affirme un officier proche des opérations.

Dans ce contexte, les bombardements de Goma pourraient avoir des implications politiques et militaires importantes, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali restent extrêmement élevées.

Pour l’heure, aucune confirmation officielle n’a été donnée par les autorités rwandaises ou congolaises concernant l’origine exacte des drones. Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités derrière ces attaques qui ont frappé une ville déjà profondément marquée par des années de conflit.

Commentaires (Total : 2)

J
Juan José 11/03/2026 08:04:08

No hace famta pensar mucho se ve con un simple analisis que la procedencia es Ruanda.

B
BZI 11/03/2026 06:45:47

Il faut juste noter que contrairement aux affirmations de l’auteur de l’article, la MONUSCO n’a pas encore communiqué sur ces attaques par drones. D’ailleurs, l’article contient plein de spéculations qui suggèrent qu’il est une manipulation politique

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