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Est de la RDC : réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU après l’attaque par drone à Goma

Le Conseil de sécurité de Organisation des Nations Unies tiendra, ce lundi 17 mars, des consultations à huis clos consacrées à la situation sécuritaire en République démocratique du Congo, alors que les violences s’intensifient dans l’est du pays.

Selon des informations relayées par ONU en français, cette réunion a été demandée par la France, porte-plume du dossier congolais au Conseil de sécurité. Elle vise notamment à examiner l’escalade des combats dans l’est de la RDC, après l’attaque par drone survenue le 11 mars à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

Cette attaque a coûté la vie à un membre du personnel de UNICEF en RDC ainsi qu’à deux civils, suscitant une vive inquiétude au sein de la communauté internationale. Aucun exposé officiel n’est prévu lors de ces consultations, qui se dérouleront à huis clos entre les membres du Conseil.

Vers un cessez-le-feu permanent ?

Au-delà de la situation sécuritaire immédiate, plusieurs diplomates devraient également discuter des efforts en cours pour parvenir à un cessez-le-feu durable dans l’est congolais.

La réunion devrait notamment revenir sur la mise en œuvre de la Résolution 2808 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 19 décembre 2025, qui a renouvelé pour un an le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Ce texte exige que toutes les parties impliquées concrétisent sans délai leurs engagements pour établir « un cessez-le-feu permanent, efficace et vérifiable ».

La France souhaiterait également que les discussions portent sur la lettre adressée le 27 février par le secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité. Ce document détaille les progrès réalisés dans la mise en place du mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu, connu sous le nom de COVM, prévu dans le cadre du processus de paix de Doha.

Cette initiative de médiation, soutenue par le Qatar, vise à faciliter le dialogue entre le gouvernement congolais et le Mouvement du 23 mars (M23).

Lors des consultations, plusieurs membres du Conseil devraient condamner fermement l’attaque par drone sur Goma et rappeler l’obligation de protéger les civils ainsi que les travailleurs humanitaires.

Dans un communiqué publié le 11 mars, la MONUSCO a d’ailleurs averti que les attaques visant le personnel des Nations Unies pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

De son côté, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné l’incident dans une déclaration publiée le 12 mars. Il a appelé à une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes de l’attaque, une demande également soutenue par l’Union européenne.

Le gouvernement de la RDC a annoncé, le 13 mars, l’ouverture d’une enquête officielle sur cet incident.

 

Commentaires (Total : 2)

M
MALUGUZA MAROUS 17/03/2026 14:14:32

Mon commentaire c'est que je me demande actuel l o n u est toujours en RDC opinion internationale memement ma question est ça dés que la guerre à commencer en RDC ils ne savent pas ou bien.c d r après la mort de la dame française qui existe le monde que les personnes meurent chaque jour à l Es...

B
BISIMWA CIBUMBIRO Pierre 17/03/2026 01:52:48

Il est temps que la communauté internationale prenne décision face à la situation de l'Est de la RDC. La dernière situation à Goma vaut qu'une leçon. Les conséquences enseignement mieux que les actes.

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