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RDC : “Huit ans de souffrance, ça suffit !” — Delly Sesanga accuse Félix Tshisekedi d’avoir plongé le pays dans le chaos et l’abandon total

En République démocratique du Congo, le ton monte dans le débat politique. L’opposant Delly Sesanga a livré une critique frontale du régime en place, dénonçant ce qu’il qualifie de « huit ans de souffrance » imposés au peuple congolais.

À travers une série de déclarations incisives, il dresse un tableau sombre de la gestion du pays sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Pour Delly Sesanga, ces huit dernières années sont marquées par des sacrifices imposés à la population au profit d’une élite dirigeante.

« Huit ans de lourds sacrifices imposés à notre peuple au profit d’un système de jouissance et d’enrichissement d’une minorité de la classe dirigeante qui a pris le pays en otage. »

L’opposant dénonce également une incapacité structurelle de l’État à remplir ses missions fondamentales :

« Huit ans d’inefficacité et d’incapacité de l’État à accomplir ses missions minimales. »

Parmi les dysfonctionnements évoqués, la situation des agents publics est particulièrement préoccupante.

« Les fonctionnaires et agents de l’État enregistrent plusieurs mois de salaires impayés », affirme-t-il.

Kinshasa, symbole d’un État défaillant

La capitale congolaise, Kinshasa, cristallise selon lui les défaillances du pouvoir. Delly Sesanga pointe notamment le chaos urbain et les difficultés quotidiennes des habitants.

« Les embouteillages étranglent la ville de Kinshasa, pendant qu’un pouvoir arrogant traverse la misère du peuple au son des sirènes et sous l’éclat des gyrophares, mais incapable de réguler la circulation routière et l’ordre public. »

Il insiste également sur la dégradation avancée du cadre de vie :

« Kinshasa s’enfonce dans une insalubrité indigne d’une capitale, au milieu des déchets, du désordre et de l’abandon, des routes défoncées. »

Selon lui, le gouvernement se contente de constater les problèmes sans en assumer la responsabilité :

« Un désordre de l’espace urbain que le pouvoir fait semblant de découvrir, au détour d’un Conseil des ministres, pour ne pas assumer le désastre de son incurie. »

Au-delà des questions économiques et urbaines, l’opposant alerte sur une montée inquiétante de l’insécurité, y compris dans la capitale.

« Voilà des années que l’insécurité s’installe au cœur même de Kinshasa et dans plusieurs de nos villes, frappant des populations innocentes dans une indifférence insoutenable du pouvoir. »

Il décrit un climat de peur généralisé :

« On tue en plein jour. On agresse. On kidnappe. On viole. On fait des braquages en pleines rues. On sème la peur. Ceux qui gouvernent font semblant de ne rien voir, ne rien entendre, ne rien ressentir. »

« Huit ans de souffrance, cela suffit »

Dans un ton grave, Delly Sesanga appelle à un examen lucide du bilan du pouvoir en place.

« Oui, huit ans de souffrance, c’est trop. Huit ans de souffrance, cela suffit. Huit ans de souffrance appellent un bilan. Le bilan d’une fin de règne. »

Il conclut par une critique globale de la gouvernance actuelle :

« Huit ans d’une alternance sans changement réel, sans solution pour le peuple, sans réponse à la souffrance nationale. Huit ans de gestion du pays sans dividende social. Huit ans d’épreuves. Huit ans d’abandon. Huit ans d’humiliations infligées à un peuple livré à lui-même. »

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu en RDC, où les critiques de l’opposition se multiplient face aux défis économiques, sociaux et sécuritaires. Le discours de Delly Sesanga illustre une polarisation croissante du débat public, à mesure que s’intensifient les attentes de la population vis-à-vis de ses dirigeants.

Reste à savoir si ces critiques trouveront un écho concret dans les réformes à venir ou dans les prochains rendez-vous électoraux du pays.

Commentaires (Total : 1)

P
Pépé Florent 21/03/2026 15:46:20

Il était pouvoir qu'est ce qu'il avait fait. Qu'il nous montre seulement une réalisation que sesanga avait il realisé pendant son époque dans la capitale Kinshasa, même dans son village natal. Trop parler peut tuer. Des opposants sans base.

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