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RDC : des militants de Lamuka arrêtés et blessés à Kinshasa lors d’une opération de sensibilisation

La tension politique monte d’un cran en République démocratique du Congo. Ce mardi matin, plusieurs militants de l’opposition ont été violemment interpellés au rond-point Ngaba, à Kinshasa, alors qu’ils menaient une action de terrain.

Selon les informations rapportées par Prince Epenge, le président de la jeunesse de l’ADD Congo, Martin Balela, ainsi que vingt-quatre jeunes militants de la coalition Lamuka ont été « tabassés, blessés et interpellés » par les forces de sécurité.

Le groupe participait à une campagne de mobilisation citoyenne axée sur deux revendications principales : l’organisation d’un dialogue national inclusif et l’opposition à tout projet de révision constitutionnelle.

« Nous étions sur le terrain pour sensibiliser la population à l’importance d’un dialogue national et dire non à toute modification de la Constitution », confie un militant présent lors de l’opération.

L’intervention des forces de l’ordre a rapidement mis fin à l’initiative, dans des conditions décrites comme brutales par plusieurs témoins.

« Ils ont été tabassés avant d’être embarqués. Plusieurs sont blessés », rapporte une source proche du mouvement.

Des militants toujours détenus

À l’heure actuelle, les vingt-cinq personnes interpellées seraient toujours détenues dans les cellules de la commune de Matete.

« Tous les militants arrêtés se trouvent encore dans les geôles de Matete », affirme une source au sein de l’opposition.

Aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités sur les motifs précis de ces arrestations.

Ces événements interviennent dans un contexte particulièrement sensible en RDC, marqué par des débats croissants autour d’une possible révision constitutionnelle. L’opposition, notamment la coalition Lamuka, multiplie les actions pour s’y opposer.

« Empêcher les citoyens de s’exprimer pacifiquement est un signal inquiétant pour la démocratie », estime un analyste politique.

Alors que les positions se durcissent entre le pouvoir et l’opposition, cet épisode illustre une nouvelle fois la fragilité du climat politique dans le pays.

Au-delà des faits, ces arrestations relancent les inquiétudes concernant le respect des libertés fondamentales, notamment le droit de manifester et de s’exprimer librement.

« Ce qui s’est passé à Ngaba pose la question de la place accordée à la liberté d’expression en RDC », souligne un observateur.

Dans un contexte où les tensions politiques ne cessent de s’intensifier, cette affaire pourrait marquer un tournant dans les relations déjà tendues entre les autorités et l’opposition.

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