RDC : Pacifique Kahasha nommé conseiller spécial, l’homme « stratège » de l’élimination du rebelle Willy Ngoma
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a nommé Pacifique Kahasha Birindwa au poste de Conseiller spécial en charge du « Couloir vert Kivu-Kinshasa », selon une ordonnance rendue publique mercredi 25 mars à la télévision nationale.
Une nomination stratégique… mais qui intervient dans un contexte sécuritaire et politique sensible.
Ancien chargé de mission à la présidence, Pacifique Kahasha hérite d’un rôle clé : « assister le Président de la République dans la conception, la coordination et le suivi » du projet environnemental phare du quinquennat.
Mais en coulisses, son profil dépasse largement le cadre environnemental. Son nom est cité dans des cercles sécuritaires comme ayant joué un rôle dans les opérations ayant conduit à l’élimination du rebelle Willy Ngoma.
Willy Ngoma, une figure controversée
Considéré comme un cadre influent du M23, Willy Ngoma était accusé par plusieurs organisations et sources locales d’être impliqué dans des exactions sommaires et des violations graves des droits de l’homme dans l’est de la RDC.
« Pour beaucoup, Ngoma représentait une menace directe pour les populations civiles et la stabilité de la région », explique un analyste sécuritaire basé à Goma.
Kahasha vu comme un « stratège efficace »
Dans certains cercles proches du pouvoir, l’éventuelle implication de Pacifique Kahasha dans des opérations contre des figures rebelles est perçue comme un signe d’efficacité.
« Dans un contexte de guerre asymétrique, l’État a besoin d’hommes capables d’anticiper et de neutraliser les menaces », confie une source sécuritaire.
« Kahasha est vu comme un stratège qui comprend les réalités du terrain. »
Cependant, aucune communication officielle ne confirme formellement son rôle dans une opération spécifique.
Le Couloir vert, priorité présidentielle
Au-delà des controverses, la mission confiée à Kahasha reste majeure. Le « Couloir vert Kivu-Kinshasa », présenté comme la plus vaste aire protégée communautaire au monde (540 000 km²), vise à :
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protéger les forêts et tourbières,
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améliorer les conditions de vie des communautés,
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stimuler les économies locales.
« Ce projet est au cœur de la diplomatie environnementale congolaise et de son positionnement mondial », rappelle un conseiller en environnement.
Cette nomination illustre une réalité congolaise complexe : à l’intersection de la sécurité, de la politique et du développement.
« Le pouvoir mise sur des profils hybrides, capables de naviguer entre sécurité et gouvernance », analyse un politologue.
« Mais cela expose aussi à des critiques, notamment sur la transparence et l’État de droit. »

Commentaires (Total : 2)
Kakese Vinalu
Voudrai recevoir régulièrement votre Magazine qui diffuse de bonnes informations.. Merci
Ir Shalom
Félicitations. Allez de l'avant. Nous avons besoin des hommes engagés pour la construction de notre pays la RDC aux côté du visionnaire Président SE Mr TSHISEKEDI. J'ai l'ambition d'apporter ma contribution à cette lutte mais je manque la chance d'y parvenir. Merci