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Washington met en garde Kigali et appelle à un retrait immédiat de ses troupes de l’est de la RDC

Lors d’un briefing très attendu au Conseil de sécurité des Nations unies, ce jeudi 26 mars, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique à la Maison Blanche, a affiché une position sans ambiguïté de Maison Blanche sur la crise dans l’est de la République démocratique du Congo.

Au nom de l’administration de Donald Trump, le diplomate a salué les avancées obtenues grâce aux accords de Washington signés le 4 décembre 2025, tout en exprimant une « profonde déception » face à ce qu’il décrit comme une « escalade récente du Rwanda », qualifiée de « violation directe » des engagements pris.

Sanctions et mise en garde américaine

En réponse, Washington affirme avoir déjà imposé des sanctions ciblées contre les Forces de défense rwandaises ainsi que contre quatre hauts gradés de l’armée rwandaise.

« Nous appelons à un retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais », a insisté Massad Boulos, réaffirmant l’attachement des États-Unis au respect de la souveraineté de la RDC.

Dans le même temps, il a exhorté Kinshasa à assumer ses responsabilités sécuritaires, notamment en procédant à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe armé régulièrement pointé du doigt dans l’instabilité régionale.

Les Kivus, épicentre d’un conflit enraciné

Le responsable américain a également souligné la nécessité de restaurer l’autorité de l’État dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’insécurité chronique continue d’alimenter une économie de guerre.

« Le pillage systématique des ressources naturelles reste l’un des principaux moteurs du conflit », a-t-il rappelé, appelant à des actions concrètes pour y mettre fin.

Tout en saluant le rôle de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC ainsi que les efforts de médiation menés par le Qatar et les acteurs africains, Washington prévient : la paix ne pourra être durable sans volonté politique réelle.

« Le respect des cessez-le-feu et un engagement sincère des parties sont indispensables », a martelé le conseiller.

En conclusion, Massad Boulos a adressé les condoléances des États-Unis après la mort d’un travailleur humanitaire français lors de l’attaque du 11 mars à Goma, rappelant le coût humain d’un conflit qui, malgré les initiatives diplomatiques, continue de faire des victimes.

Cette prise de position marque un durcissement du ton américain dans un dossier régional explosif. Alors que les tensions persistent entre Kinshasa et Kigali, la communauté internationale semble désormais décidée à exiger des actes concrets.

Reste à savoir si cette pression diplomatique suffira à infléchir la dynamique sur le terrain, dans une région où les engagements politiques peinent encore à se traduire en paix durable.

Commentaires (Total : 1)

J
Jean Baptiste Bongabonga 27/03/2026 01:09:12

Nous voulons que Tromp passe maintenant à l'action en mettant définitivement fin à agression rwandaise par des frappes aériennes sur Kigali. Trop c'est trop !

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