Kisangani : les FARDC lancent une opération contre les FDLR dans le cadre des accords de Washington
Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont officiellement lancé, ce dimanche 29 mars, une opération de traque des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda encore présents sur le territoire congolais.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements sécuritaires pris dans l’accord de Washington.
C’est à Kisangani que le commandant adjoint de l’état-major général des FARDC, le général Jacques Ychaligonza, a donné le coup d’envoi de cette opération. À peine arrivé à l’aéroport de Bangboka, il s’est immédiatement rendu au camp Général Bauma, où il a présidé une parade militaire marquant le lancement officiel des actions sur le terrain.
Devant les troupes, le haut responsable militaire a adopté un ton ferme tout en privilégiant une approche axée sur la reddition des combattants rebelles. Il a appelé les éléments des FDLR à déposer les armes volontairement afin d’éviter toute confrontation armée.
« De gré ou de force, ils doivent nous rendre les armes. Nous n’avons pas besoin d’effusion de sang… Ils doivent se rendre pour regagner leur patrie, le Rwanda. Ce n’est pas ici au Congo », a-t-il déclaré.
Selon les autorités militaires, cette opération fait suite à une première phase de sensibilisation déjà menée auprès des combattants rebelles, une étape jugée globalement concluante. L’objectif est désormais d’intensifier la pression tout en offrant une porte de sortie aux éléments qui accepteront de se rendre.
Les combattants qui déposeront les armes seront regroupés dans un site de cantonnement aménagé à Kisangani, où ils seront pris en charge dans le cadre du processus de désarmement.
Cette nouvelle opération intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la République démocratique du Congo, où la présence de groupes armés étrangers, dont les FDLR, continue d’alimenter les tensions régionales.
En misant sur une stratégie combinant pression militaire et incitation à la reddition, les FARDC espèrent réduire durablement la menace que représentent ces groupes, tout en évitant une escalade des violences dans les zones concernées.
