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RDC : déclaration explosive — Kagame lie Kabila au M23 et assume l’offensive rwandaise

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le président rwandais Paul Kagame a livré une série de déclarations fortes sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, relançant les tensions politiques et diplomatiques dans la région des Grands Lacs.

Au cœur de ses propos, une affirmation qui fait particulièrement réagir :

« L’AFC/M23 est un groupe large. J’ai aussi vu que même l’ancien président Kabila en fait maintenant partie ou est associé d’une manière ou d’une autre. Je serais heureux de m’assurer que ceux qui veulent venir […] et prendre part à la lutte pour un Congo stable soient les bienvenus. »

Cette déclaration place directement l’ancien président Joseph Kabila dans le débat sur les responsabilités autour de la rébellion de l’AFC/M23, déjà associée à Corneille Naanga et régulièrement accusée d’être soutenue par Kigali.

Kagame assume une présence militaire « défensive »

Autre point majeur : Paul Kagame ne nie plus la présence de troupes rwandaises en territoire congolais. Il revendique une stratégie sécuritaire assumée :

« Défendre notre frontière jusqu’à 20 kilomètres au-delà reste une mesure défensive. »

Une déclaration qui confirme, de facto, les accusations répétées de Félix Tshisekedi et de la communauté internationale sur l’implication directe du Rwanda dans le conflit.

Des sanctions américaines qualifiées « d’insultes »

Réagissant aux sanctions imposées par les États-Unis le 2 mars, Kagame dénonce une approche biaisée :

« Ce sont des insultes […] une pression asymétrique, dure avec Kigali, indulgente avec Kinshasa. »

Sur la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda, Kagame reste inflexible :

« Peu importe leur nombre, ce qui compte, c’est leur idéologie et le soutien que leur apporte, selon lui, le gouvernement congolais. »

Relations gelées avec Tshisekedi

À propos d’un éventuel rapprochement avec Félix Tshisekedi, Kagame tranche sans ambiguïté :

« Je suis à l’aise dans ce statu quo. »

Les déclarations de Kagame ravivent une question centrale : qui est réellement derrière l’AFC/M23 ?

Depuis plusieurs mois, les responsabilités sont disputées entre plusieurs figures :

  • Kigali, accusé de soutien militaire direct,

  • Corneille Naanga, présenté comme coordinateur politique,

  • et désormais Joseph Kabila, évoqué comme acteur potentiel.

Face à ces accusations croisées, l’absence de preuves publiques détaillées entretient une confusion profonde au sein de l’opinion congolaise.

Dans ce contexte, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer plus de clarté :

  • une prise de position claire de Joseph Kabila sur les accusations,

  • et la présentation de preuves tangibles par le gouvernement congolais.

    Les propos de Paul Kagame confirment une chose : la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo est autant militaire que narrative. Entre accusations, démentis et stratégies géopolitiques, chaque acteur tente d’imposer sa version des faits.

Mais sans transparence ni mécanisme indépendant, le risque est grand de voir perdurer une guerre où la vérité elle-même devient un enjeu de pouvoir.

Commentaires (Total : 2)

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mayele john cesar 04/04/2026 10:11:16

kagame votre fin est déjà arrivée tu moura anus bwasha

B
Bertrand bisimwa 03/04/2026 16:41:59

Kagame nous connaissons ta politique aujourd'hui tu dit ça merci de nous éclairer d'avantage mais sache que même pas en rêve que tu gardera même un centimètres de notre sol, c'est ne plus la communauté de minorité que tu défendait, sache que ta fin est proche

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