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RDC : une élection jouée d’avance au Sénat, Norbert Basengezi Katintima adoubé sans rival

Sans véritable suspense, le Sénat de la République démocratique du Congo a procédé, ce vendredi 3 avril 2026, à l’élection de son nouveau deuxième vice-président.

Norbert Basengezi Katintima, unique candidat en lice, a été largement élu avec 87 voix pour, 5 contre et 3 bulletins nuls, selon les résultats proclamés par le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde.

Le résultat du scrutin ne faisait guère de doute. Candidat désigné par l’Union sacrée de la Nation, la plateforme majoritaire au pouvoir, Norbert Basengezi Katintima s’est retrouvé seul en course après le retrait des autres prétendants.

La sénatrice Françoise Bemba Ndokwa, initialement annoncée dans la compétition, a vu sa candidature retirée par son propre camp, le Mouvement de libération du Congo. De son côté, Mariane Bakiele s’est désistée à la veille du scrutin, invoquant « le respect du choix de l’Union sacrée » et celui du chef de l’État.

Un choix validé par Tshisekedi

Comme le veut la pratique au sein de la majorité, la désignation du candidat est passée par l’arbitrage de l’autorité morale de l’Union sacrée, le président Félix Tshisekedi.

Ce processus, désormais bien établi, illustre la discipline interne de la coalition présidentielle, où les ambitions individuelles s’effacent au profit des décisions prises au sommet de l’État.

Un profil expérimenté mais controversé

Ancien vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Norbert Basengezi Katintima traîne derrière lui un passé controversé. Il avait été sanctionné par les États-Unis pour son rôle dans les élections de décembre 2018, largement critiquées à l’époque.

Malgré ces critiques, il reste un acteur influent du paysage politique congolais et un fidèle de la majorité présidentielle, ce qui a pesé dans sa désignation.

L’élection de Norbert Basengezi Katintima intervient dans un contexte particulier, marqué par la démission de Modeste Bahati Lukwebo.

Ce dernier avait quitté ses fonctions après le dépôt d’une pétition pour « incompétence » en mars dernier. Deux jours après son introduction, une commission spéciale avait été mise en place pour examiner cette affaire, avant que la démission de l’intéressé ne mette un terme à la procédure.

Lors de la plénière du 21 mars, le Sénat avait officiellement pris acte de ce départ, ouvrant ainsi la voie à l’élection de son successeur.

Avec cette élection sans concurrence, Félix Tshisekedi consolide davantage son emprise sur les institutions. Le Sénat, déjà dominé par l’Union sacrée de la Nation, confirme ainsi son alignement sur la ligne politique du pouvoir en place.

L’arrivée de Norbert Basengezi Katintima au bureau du Sénat s’inscrit donc dans une logique de continuité et de verrouillage institutionnel, à un moment où la majorité cherche à préserver sa stabilité politique.

 

Commentaires (Total : 1)

A
Augustin Matabaro 03/04/2026 17:01:58

Depuis le Sud kivu. Le choix porté par l'Union Sacrée au poste du deuxième vice-président du Sénat en RDC prouve en suffisance l'immaturité, l'incompétence et le clientélisme qui caractérisent le régime Tshisekedi. On attend rien de ce choix , le peuple soutien le départ de Tshilombo san...

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