RDC : Tshisekedi sacrifie les Léopards pour sa parade présidentielle et met leur carrière en danger
La qualification historique des Léopards de la RDC pour la Coupe du monde 2026, attendue depuis plus de cinq décennies, aurait dû être un moment d’unité et de fierté nationale.
Mais cette victoire éclatante est aujourd’hui éclipsée par une vive polémique autour de la gestion post-match, directement imputée au sommet de l’État.
Selon plusieurs sources concordantes, la décision de retarder le retour des joueurs vers leurs clubs respectifs ne relève pas d’un simple choix logistique, mais d’une instruction venue de la présidence. Désireux d’accueillir personnellement les héros nationaux à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi, en déplacement à l’étranger au moment de la qualification, aurait demandé à la Fédération congolaise de football (FECOFA) de différer leur retour afin d’organiser une parade officielle ce dimanche.
Une décision largement critiquée, tant sur le plan sportif que réglementaire.
Des joueurs pris en étau entre nation et carrière
Alors que le match décisif contre la Jamaïque s’est joué mardi soir, un retour rapide des internationaux vers leurs clubs était attendu, conformément aux règlements de la FIFA qui imposent une disponibilité des joueurs dans les 48 heures suivant une rencontre internationale.
En retardant ce retour jusqu’à dimanche, voire lundi, les autorités congolaises exposent directement les joueurs à des sanctions disciplinaires. Plusieurs clubs européens n’ont pas tardé à exprimer leur mécontentement.
C’est notamment le cas du LOSC Lille, qui déplore l’absence prolongée de Chancel Mbemba, ou encore de l’Espanyol Barcelone, où l’entraîneur Manolo González aurait déjà évoqué des mesures disciplinaires à l’encontre de Charles Pickel. Du côté du Standard de Liège également, l’incompréhension domine.
Certains clubs envisagent même de saisir la FIFA pour contester ce qu’ils considèrent comme une violation flagrante des règles internationales.
Une fête nationale… au mépris des réalités sportives
Si l’émotion et la ferveur populaire sont compréhensibles après 52 ans d’attente, de nombreux observateurs jugent le timing de cette célébration profondément inadapté. Plusieurs joueurs congolais étaient en pleine phase de relance dans leurs clubs respectifs, avec un temps de jeu retrouvé et des enjeux cruciaux en fin de saison.
En interrompant cette dynamique, la décision présidentielle risque de compromettre non seulement leur progression individuelle, mais aussi leur stabilité professionnelle à moyen terme.
« Je ne suis pas contre la fête, mais sacrifier la carrière des joueurs pour une parade politique reste incompréhensible », confie un analyste sportif proche du dossier.
Au-delà du sport, cette affaire met en lumière une gestion jugée autoritaire et unilatérale de la sélection nationale. La FECOFA est accusée d’avoir agi sans concertation avec les clubs, ni communication officielle préalable, aggravant ainsi les tensions.
Pour de nombreux critiques, cette décision illustre une instrumentalisation politique du succès sportif, au détriment des intérêts des joueurs eux-mêmes.
Ce qui devait être une célébration historique risque désormais de laisser des traces durables. Entre sanctions potentielles, tensions avec les clubs européens et non-respect des règlements internationaux, la gestion de cette victoire soulève de sérieuses interrogations.
En voulant s’approprier un moment de gloire nationale, le pouvoir en place pourrait bien en payer le prix — et ce sont, une fois de plus, les joueurs qui en subissent les conséquences directes.

Commentaires (Total : 1)
Claude Omari
N’importe quoi.Vous voulez politiser le sport..La fête est avant tout congolaise et ils aussi avant tout congolais..