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Ituri : enlevés dans une église à Komanda, trois enfants libérés après huit mois de captivité aux mains des ADF

 

Ils n’avaient que 5 à 8 ans lorsqu’ils ont été enlevés en pleine prière dans une église de Komanda, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Huit mois plus tard, ces trois enfants viennent de retrouver la liberté, au terme d’une captivité éprouvante dans les zones forestières de l’est de la République démocratique du Congo.

Les faits remontent à juillet 2025. Ce jour-là, des hommes armés, attribués aux rebelles des ADF, ont fait irruption dans une église catholique où des fidèles, dont plusieurs enfants, participaient à une séance de prière. Dans la panique, trois enfants ont été arrachés à leurs familles et emmenés vers une destination inconnue.

Depuis, leurs proches vivaient dans une attente insoutenable, sans aucune nouvelle, oscillant entre espoir et désespoir.

Ce lundi 6 avril 2026, les trois enfants ont été retrouvés vivants dans la forêt de Mambasa. Leur libération est intervenue à la suite d’opérations conjointes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) contre les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).

Au-delà de l’annonce officielle, c’est surtout l’émotion des retrouvailles qui marque les esprits. Après des mois d’angoisse, les familles ont enfin pu serrer leurs enfants dans leurs bras. Mais si la liberté est retrouvée, les séquelles psychologiques, elles, demeurent.

Pour Isaac Lebisabo, cette libération doit s’accompagner d’un suivi adapté :
« Ces enfants auront besoin d’un accompagnement psychologique pour se reconstruire après ce qu’ils ont vécu », a-t-il souligné, appelant à une prise en charge rapide par les autorités.

Cette issue heureuse ne doit toutefois pas occulter la réalité persistante dans la région. Dans plusieurs zones de l’Ituri, notamment à Mambasa et Djugu, de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches enlevés lors d’attaques similaires.

Si trois enfants ont retrouvé la liberté, d’autres demeurent encore captifs dans les profondeurs des forêts de l’est du pays. Et pour leurs familles, l’attente continue.

Freddy Upar

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