RDC : Delly Sesanga sonne la mobilisation contre toute révision constitutionnelle et un éventuel troisième mandat
En République démocratique du Congo, le débat autour d’une possible révision constitutionnelle refait surface et ravive les tensions politiques.
L’opposant Delly Sesanga se positionne en première ligne pour dénoncer toute initiative visant, selon lui, à ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Le président du parti Envol RDC s’est imposé ces derniers jours comme l’une des voix les plus fermes contre toute modification de la Constitution.
Il met en garde contre ce qu’il considère comme une remise en cause des principes fondamentaux de l’ordre constitutionnel, notamment les dispositions jugées intangibles, dont la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Dans son viseur également, la proposition de loi portée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy, qui entend encadrer l’organisation des référendums en RDC. Pour Sesanga, ce texte constitue une tentative « déguisée » de contourner les verrous constitutionnels existants. Il estime que l’introduction de nouvelles règles référendaires pourrait servir de levier pour légitimer des changements controversés au sommet de l’État.
Face à ce qu’il qualifie de « dérive institutionnelle », Delly Sesanga appelle à une mobilisation générale. Il exhorte les forces politiques, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à se dresser contre toute initiative susceptible de fragiliser la stabilité démocratique du pays.
Ce regain de tension intervient dans un contexte politique déjà marqué par une méfiance persistante entre majorité et opposition. La question d’un éventuel troisième mandat pour Félix Tshisekedi, bien que non officiellement annoncée, reste un sujet hautement sensible en RDC, où les précédents historiques ont souvent conduit à des crises politiques majeures.
Pour ses détracteurs, toute tentative de révision constitutionnelle sur ce point pourrait compromettre les acquis démocratiques. À l’inverse, certains au sein de la majorité évoquent la nécessité d’adapter certaines dispositions aux réalités actuelles du pays, sans pour autant afficher clairement une volonté de prolonger le mandat présidentiel.
Dans ce climat incertain, les prises de position comme celle de Delly Sesanga contribuent à structurer un front d’opposition déterminé à défendre le cadre constitutionnel en vigueur. Reste à savoir si cet appel à la mobilisation trouvera un écho suffisant pour peser sur les orientations politiques à venir.
