RDC : le mouvement « Sauvons la RDC » accuse l’armée congolaise de bombardements contre des civils à Mushaki
Le mouvement d’opposition « Sauvons la RDC », dirigé par Joseph Kabila, accuse les forces armées congolaises d’avoir mené des frappes de drones contre des populations civiles à Mushaki, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Dans un communiqué signé le 12 mai par onze personnalités politiques, dont Raymond Tshibanda et Augustin Matata Ponyo Mapon, le mouvement affirme que les bombardements du 8 mai ont causé plusieurs morts et blessés parmi les civils.
Le texte accuse directement le gouvernement de Kinshasa d’avoir « délibérément » visé des populations sans défense à Mushaki. Le mouvement qualifie ces frappes de « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » et réclame l’ouverture immédiate d’une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités.
Selon les signataires, ces bombardements s’inscrivent dans une série d’attaques aériennes qui toucheraient depuis plus d’un an plusieurs localités de l’Est de la RDC, notamment dans les zones de Minembwe, Kalehe et Masisi. Le communiqué dénonce également la destruction d’infrastructures civiles comme des écoles, des hôpitaux, des ponts et des habitations.
Le mouvement « Sauvons la RDC » a par ailleurs salué les réactions des États-Unis et de la MONUSCO condamnant l’attaque de Mushaki. Toutefois, il reproche à la communauté internationale de ne pas avoir désigné clairement les responsables de ces frappes.
Les auteurs du communiqué regrettent aussi que les bombardements d’Ilundu et de Gakenke, dans la région de Minembwe, n’aient pas été mentionnés dans les condamnations internationales publiées après les événements.
Dans sa déclaration, le mouvement estime que le droit international humanitaire impose à toutes les parties impliquées dans le conflit de protéger les populations civiles. Il accuse le pouvoir congolais de ne pas assurer la sécurité dans plusieurs provinces du pays tout en menant, selon lui, des opérations militaires meurtrières contre des civils dans l’Est.
Le mouvement appelle finalement la communauté internationale et les Nations unies à exercer davantage de pression sur les autorités congolaises afin que cessent les bombardements visant les populations civiles.
