Masisi : nouvelle débâcle pour l’AFC-M23, Kibabi reprise par les FARDC et les wazalendo
La cité de Kibabi, chef-lieu du groupement Mupfunyi/Kibabi dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, est passée sous le contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de leurs alliés wazalendo ce vendredi 22 mai, à l’issue de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.
Selon plusieurs sources locales, des combats intenses ont opposé depuis la nuit dernière les forces gouvernementales, appuyées par les groupes d’autodéfense wazalendo, aux combattants de l’AFC/M23 dans et autour de Kibabi.
Ce vendredi matin, les rebelles se sont retirés de la cité en direction de Rubaya, importante zone minière considérée comme l’un des bastions stratégiques de la rébellion dans le territoire de Masisi.
La reprise de Kibabi marque une nouvelle avancée des FARDC dans cette partie du Nord-Kivu. Depuis le début de la semaine, au moins huit localités seraient repassées sous contrôle des forces loyalistes et de leurs alliés. Après la reprise de Katoyi Centre, les agglomérations de Kinigi, Nyakigano, Kawere, Chugi, Muho, Bukumbirire et Gasenyi ont également changé de contrôle.
Avec la chute de Kibabi, la coalition FARDC-wazalendo se rapproche davantage de Rubaya, une cité minière stratégique en raison de ses importantes ressources minières et de sa position dans le territoire de Masisi.
D’après des sources locales contactées à Rubaya, les rebelles de l’AFC/M23 renforceraient actuellement leurs positions en hommes et en munitions afin d’empêcher une éventuelle progression des forces gouvernementales vers cette zone.
Sur le terrain, les opérations de ratissage se poursuivent dans les environs de Kibabi pendant que les FARDC consolident leurs positions dans la cité nouvellement reprise.
Pour l’instant, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant les pertes humaines ou les dégâts matériels causés par les affrontements. Plusieurs habitants auraient toutefois fui les combats au cours des dernières heures, accentuant les mouvements de déplacement de populations dans cette partie du Nord-Kivu déjà fragilisée par des mois d’insécurité.
