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Affaire Benjamin Babunga : quand le Burundi exécute les désirs de Kinshasa au mépris de l'État de droit

 

L’arrestation et la détention prolongée de Benjamin Babunga Watuna, analyste politique et blogueur congolais connu pour ses prises de position sur les réseaux sociaux, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile, des défenseurs des droits humains et de plusieurs membres de la diaspora congolaise.

Suivi par plus de cent mille abonnés sur Facebook et X à travers sa page « Et Si Nous Parlions d’Histoire ? », Benjamin Babunga a été interpellé le 27 mai dernier à Bujumbura par les services de renseignement burundais.

Plus de deux semaines après son arrestation, aucune accusation officielle n’avait été rendue publique, selon plusieurs médias burundais.

Une arrestation entourée de nombreuses zones d’ombre

Selon des proches du détenu et un comité de soutien mobilisé en sa faveur, Benjamin Babunga aurait été arrêté à la suite d’informations transmises aux autorités burundaises par des responsables sécuritaires congolais. Ces affirmations n’ont toutefois pas été confirmées par les autorités concernées.

Les soutiens de l’analyste congolais affirment qu’il aurait été accusé, sans preuves, d’entretenir des liens avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le mouvement rebelle M23. Ils soutiennent également que les enquêtes menées sur ses équipements électroniques, ses comptes bancaires et ses activités publiques n’auraient révélé aucun élément compromettant.

Ces allégations rejoignent les déclarations de plusieurs comités de soutien qui assurent qu’aucune preuve n’a été trouvée pour établir un lien entre Benjamin Babunga et un quelconque mouvement armé.

Des accusations graves, mais toujours non étayées

D’après des informations relayées par ses proches, Benjamin Babunga aurait finalement été transféré à la prison centrale de Mpimba après plusieurs jours de détention dans les locaux du renseignement burundais.

Des accusations d’espionnage, d’atteinte à la sûreté de l’État et de terrorisme auraient été évoquées à son encontre. Cependant, aucune communication officielle des autorités burundaises n’est venue, à ce jour, présenter publiquement les éléments de preuve justifiant ces charges présumées.

Cette absence de transparence alimente les inquiétudes de nombreuses organisations et personnalités qui dénoncent une procédure opaque et craignent une instrumentalisation politique de la justice.

Depuis son arrestation, plusieurs acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains de la région des Grands Lacs ont adressé une lettre ouverte au président burundais Évariste Ndayishimiye afin de demander qu’aucune extradition vers la République démocratique du Congo ne soit envisagée.

Les signataires présentent Benjamin Babunga comme un chercheur, analyste et acteur du débat public dont les opinions critiques sur la situation politique et sécuritaire de la région auraient pu lui attirer des inimitiés politiques.

Des appels à la libération immédiate

Pour ses soutiens, le maintien en détention de Benjamin Babunga sans présentation publique de preuves constitue une atteinte aux principes fondamentaux de l’État de droit. Ils demandent aux autorités burundaises de garantir une procédure transparente, respectueuse des droits de la défense et conforme aux engagements wowinternationaux du Burundi.

Alors que les interrogations demeurent sur les véritables motivations de cette arrestation, les appels à la libération de l’analyste congolais continuent de se multiplier. Plusieurs observateurs estiment que seule la présentation d’éléments matériels vérifiables ou la remise en liberté du détenu permettra de dissiper les soupçons entourant cette affaire devenue sensible sur le plan régional.

Commentaires (Total : 3)

A
Amissa Ahmad (Tricia ). 17/06/2026 06:44:53

Cher President Burundais NDAYISHIME, nous vous demandons de liberer Benjamain . Sa famille biologique et ses proches Ont besoin de lui.

L
Locke Muhimuzi 15/06/2026 07:57:56

Donc jusque là aucune preuves incriminée contre Benjamin . Comme dit la bible ‘« le tombeau est vide » SVP burundi chaque jour vous nous chante que votre pays est un État de Droit , n extrade pas benjamin. Notre gouvernement de la RDC , surtout de ANR perd son expertisme si a L Est du ...

M
Manifaz 14/06/2026 14:29:43

Libère babunga watuna.

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