RDC : accusations explosives d’expulsions armées attribuées au M23 visant des familles Banyamulenge à Bukavu
Dans une déclaration rendue publique le 2 juillet 2026 à Kinshasa, un élu congolais affirme qu’un nouvel épisode de violences et d’intimidations aurait visé une famille à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo, sur fond de tensions politiques et communautaires liées à la question Banyamulenge.
Selon ce document, les faits se seraient déroulés dans la matinée du jeudi 2 juillet dans le quartier Nyawera, sur l’avenue dite du Gouverneur.
L’auteur du témoignage, l’honorable Enock Ruberangabo Sebineza, affirme qu’un groupe armé aurait fait irruption au domicile d’une famille, proférant des menaces et ordonnant son expulsion.
« Un commando armé aurait fait irruption »
Dans sa mise en cause, le signataire décrit une opération violente menée contre la famille de Jacques Rukeba, ancien responsable provincial.
« Un commando lourdement armé a surgi par effraction à son domicile pour menacer à mort son épouse », affirme-t-il dans sa déclaration.
Il poursuit en indiquant que les assaillants auraient détruit des biens personnels et donné un ultimatum à la famille :
« Après avoir cassé tous les portraits et lui avoir adressé des menaces de mort, ils lui ont donné cinq minutes pour déguerpir de la maison et deux jours pour quitter la ville de Bukavu », peut-on lire dans le texte.
Toujours selon cette version, des clés de maison et de véhicule auraient été emportées, ce que le document qualifie de « pillage ».
Accusations et contexte politique
Le texte attribue ces actes à des représailles liées à des prises de position médiatiques récentes de Jacques Rukeba, qui aurait évoqué des questions sensibles concernant l’instrumentalisation de la communauté Banyamulenge et le rôle de certains acteurs régionaux.
« Les assaillants ont été clairs sur les reproches liés aux déclarations médiatiques récentes de M. Rukeba », indique le document.
Ces accusations interviennent dans un contexte déjà tendu dans l’est de la RDC, marqué par des conflits armés persistants, des rivalités communautaires et des accusations récurrentes impliquant divers groupes armés et acteurs régionaux.
Allégations d’expulsions et d’occupations de logements
Le même document affirme qu’un précédent épisode similaire aurait eu lieu en mars, au cours duquel la famille aurait déjà été expulsée de son domicile à Bukavu.
Il est également allégué que le logement concerné serait actuellement occupé par d’autres occupants étrangers au ménage initial.
« La maison familiale est aujourd’hui louée à des ingénieurs rwandais », affirme le texte, sans fournir de preuves documentées à l’appui.
Ces éléments sont présentés dans la déclaration comme faisant partie d’un schéma plus large de pressions et de déplacements forcés.
Accusations de manipulation et tensions communautaires
Le document évoque également l’existence de groupes actifs sur les réseaux sociaux au sein de la communauté Banyamulenge, accusés par l’auteur de mener des campagnes d’intimidation et de diffamation.
« Une sorte de milice sur les réseaux sociaux a été créée pour diffamer, insulter et faire taire toute voix qui dénonce », affirme le texte.
Il est également fait mention d’allégations particulièrement graves concernant des appels à la violence circulant en ligne, ainsi que des incidents violents survenus à l’étranger. Ces affirmations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante au moment de la publication.
Appels à la communauté internationale
Dans sa conclusion, le signataire de la déclaration appelle les partenaires internationaux de la RDC à intervenir pour prévenir une aggravation de la situation sécuritaire.
Le document est notamment adressé à plusieurs représentations diplomatiques et organisations internationales, dont la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), ainsi qu’à des ONG de défense des droits humains.
« Nous sollicitons les pays impliqués dans la résolution de la crise congolaise, à la tête desquels les États-Unis, de veiller à empêcher la machine meurtrière à l’Est de la RDC », indique la déclaration.
Accusations non vérifiées et appel au dialogue
Aucune des accusations contenues dans ce document n’a pu être confirmée de manière indépendante par des sources neutres au moment de la publication.
Les autorités congolaises, les forces de sécurité, ainsi que les autres parties mises en cause n’avaient pas encore réagi officiellement à ces allégations.
Le texte conclut en appelant les acteurs communautaires à privilégier le dialogue plutôt que l’escalade :
« Nous demandons aux Banyamulenge qui servent la logique de la guerre d’abandonner la trahison et de suivre la voie de la paix », affirme le document, appelant à une résolution des conflits « par la seule voie du dialogue ».

Commentaires (Total : 1)
Katali
Les Banyarwanda souvent creer avec la distraction et la victimiaation