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Mangina sous le feu des ADF : une nouvelle attaque meurtrière fait près de dix morts

La cité de Mangina, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque sanglante attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).

Selon plusieurs sources locales, près de dix civils ont été tués mercredi soir lors d’une incursion violente qui a également entraîné la destruction de plusieurs biens.

D’après des témoignages recueillis sur place, les assaillants ont fait irruption dans certains quartiers de la cité avant de s’en prendre aux habitants. Plusieurs maisons ont été incendiées, tout comme des motos appartenant à des civils, provoquant un mouvement de panique parmi la population.

« Les habitants ont passé la nuit dans la peur. Plusieurs familles ont fui leurs domiciles après avoir entendu des coups de feu et vu des maisons partir en fumée », a confié un notable local sous couvert d’anonymat.

Au moment de la rédaction de cet article, les autorités n’avaient pas encore communiqué un bilan officiel définitif. Toutefois, des sources de la société civile évoquent un lourd tribut humain, avec près de dix personnes tuées et plusieurs autres portées disparues.

Une deuxième attaque en moins de 24 heures

Cette nouvelle tragédie intervient moins de vingt-quatre heures après une précédente attaque survenue dans la même cité de Mangina. Cette offensive avait coûté la vie à quatre civils, selon des sources locales.

Pour les acteurs de la société civile, cette succession d’attaques illustre la persistance de l’insécurité dans la région malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés.

« Nous assistons à une recrudescence inquiétante des violences. Les populations continuent de payer un lourd prix alors que les attaques se répètent dans plusieurs localités du territoire de Beni », a déploré un responsable communautaire de la région.

Une population toujours vulnérable

Depuis plusieurs années, le territoire de Beni demeure l’un des principaux foyers d’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo. Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’organisation État islamique selon plusieurs rapports internationaux, sont régulièrement accusés de massacres de civils, d’enlèvements et de destructions de villages.

Face à cette nouvelle attaque, de nombreux habitants appellent au renforcement de la protection des civils et à une réponse sécuritaire plus efficace.

« Nous avons besoin d’une présence sécuritaire permanente. Chaque attaque plonge davantage la population dans la peur et l’incertitude », a déclaré un habitant de Mangina joint par téléphone.

Alors que les recherches se poursuivent pour établir le bilan exact de cette attaque, la population de Mangina se retrouve une fois de plus confrontée à une violence qui semble ne connaître aucun répit.

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