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RDC : Pascal Rukengwa attend juger le gouvernement Lukonde sur ses actes

Le Secrétaire Général de l'Alliance des Paysans Indépendants "API" en sigle, a invité la population du Sud-Kivu et de la République Démocratique du Congo, à la vigilance et au travail.

C'était lors d'une interview avec la presse ce vendredi 16 Avril, au sujet de la publication du gouvernement de l'Union Sacrée en République Démocratique du Congo.  

  Pour lui, les politiciens seuls ne peuvent pas donner le bonheur au peuple, mais il faut que chacun se concentre sur son travail en sachant que s'il a des droits, c'est parcequ'il a des devoirs ou obligations. Et chacun où il est, doit le faire correctement avec une conscience pure avec le seul vouloir faire le bien et combattre le mal depuis sa racine.  

Néanmoins, M. Pascal Rukengwa, estime qu'il ne faut jamais signer un chèque en blanc, mais apprécier objectivement l'action gouvernementale, la juge à travers les résultats sur l'économie, pas seulement sur la macroéconomie comme on l'a vu il y a pas longtemps et savoir s'il y a des routes, les écoles, les hôpitaux, l'alimentation suffisante, vivre en paix et entreprendre sans problèmes.    

Toutefois, le secrétaire général de l'API rappelle que la population attend tout du gouvernement et les ministres nommés doivent penser en terme des biens ou des solutions aux problèmes de la population ou de la collectivité et non à leurs intérêts.   

  "Je voudrais dire que l'attitude de la population doit jouer car elle tendance d'admirer les politiciens qui volent l'argent de l'État. Cette fois-ci, les gens doivent vivre des moyens qui sont les leurs. Les moyens de l'État doivent servir à la collectivité", soutient-il.  

S'agissant de l'impact économique de la taille du gouvernement Lukonde qui est passée de 65 à 56, M. Pascal  Rukengwa est resté un peu dubitatif. Il n'y croit pas trop. 

   "C'est beaucoup lorsqu'on regarde la taille du gouvernement individuellement, mais c'est peu quand on regarde en terme de la grandeur de la République Démocratique du Congo, mais c'est une bonne tendance pour vu que l'argent qui doit être dégagé soit utilisé pour une cause commune et apporter une solution aux problèmes des citoyens", souligne le secrétaire général de l'API.  

Il regrette de constater que beaucoup de gens observent l'Etat comme une vache à lait, là où on part prendre et rien donner.  

  "Regardez dans la cité, les maisons des privés sont plus belles que celles de l'Etat et ces maisons appartiennent aux agents de l'Etat.

C'est paradoxal. Les agents viennent piller l'argent de l'État pour investir dans le secteur privé et n'ont aucune honte de voir les routes qui mènent vers leurs immeubles en délabrement avancé", interpelle-t-il.  

Il souhaite que les économies issues de la diminution de la taille du gouvernement servent dans l'enseignement.

Car pour lui,  Il fait mal de voir qu'une décision salutaire, "la gratuité de l'enseignement", soit mal organisée et risque de déboucher sur un génocide suicidaire des enfants.

Et ajoute,  "qu'il faudra beaucoup de travail pour relancer les recettes et l'économie du pays car c'est honteux pour un pays comme la RDC, avec un budget de trois milliards de dollars américains, loin derrière les petits pays comme le Congo Brazzaville et  l'Angola".   

Le Secrétaire général de l'API note aussi que la perspection ou le système politique n'a pas changé et les gens continuent à prendre les postes ministériels comme un endroit où il faut se servir ou non servir le peuple.

Il espère que ce nouveau départ permettra à ceux qui font partie de ce gouvernement, "qui ne sont pas des extra-terrestres et pas trop différents d'autres politiques qu'ils viennent de remplacer", de devenir des nouveaux hommes et que les anciennes politiques s'écroulent d'elles-mêmes.   

"Les ministres doivent se dire qu'ils sont au service de la collectivité. Et l'élite n'a pour rôle que d'apporter des solutions aux problèmes. Je veux les juger sur les actes. Attendons de voir ce qu'ils feront", conclu le secrétaire général de l'API. 

 

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