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Sud-Kivu : Dossier feu Simba Ngezayo, le CCPSC condamne l'arrestation arbitraire de 83 personnes à Kalehe.

Le Cadre de Concertation Provincial de la Société Civile du Sud-Kivu est préoccupé par la tournure que prend le dossier du feu SIMBA NGEZAYO, décédé par balle la matinée du 03 Novembre 2020 à Goma au Nord-Kivu. En effet, un flou règne sur la suite des enquêtes initiées par rapport à ce dossier. Les organisations de la société civile de Goma avaient déjà dénoncé les dérapages enregistrés depuis le lendemain de cet évènement tragique. Selon elles, l’auditorat avait procédé à des arrestations en cascade des personnes, que ce soit à Goma, comme dans différents territoires du Sud et du Nord Kivu, allant jusqu’à transférer certains à Goma et d’autres à Kinshasa.

Le Cadre de Concertation Provincial de la Société Civile du Sud-Kivu fait savoir que certaines de ces personnes arrêtées pour raison d’enquête croupissent dans la prison militaire de NDOLO sans connaitre le motif pour lequel ils sont poursuivis, d’autres encore sont dans la prison de Munzenze à Goma dans des conditions déplorables. Ces personnes sont à majorité des cultivatrices et des membres de la Fédération des Entreprises du Congo "FEC".   A Kalehe au Sud-Kivu, 83 personnes ont été déjà arrêtées, dont 61 arrêtées mercredi 10 Mars et transférées à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, le jeudi 11 Mars 2021.

"Nul n’ignore qu’en République Démocratique du Congo les détenus vivent essentiellement de l’assistance de leurs familles et personnes de bonne volonté, d’où la peine de savoir comment nos compatriotes arrêtés au Nord-Kivu et Sud-Kivu vivent-ils à la prison de Kinshasa-Ndolo", dit Me Zozo Sakali, président du Cadre du Concertation Provincial de la société civile du Sud-Kivu.

Pour le CCPSC, tout porte à croire que la famille NGEZAYO profiterait des enquêtes en cours pour régler des comptes relatifs aux dossiers fonciers antérieurs sous la complicité du Magistrat instructeur, ce qui sèmerait une confusion totale dans la suite du dossier. Et d'ajouter que certaines autorités judiciaires multiplient des obstacles aux avocats des personnes poursuivies en violation de la loi fondamentale du pays en son article 19 qui garantit le droit de la défense à toutes les instances.

"Tout observateur avisé comprendrait le pourquoi de l'attitude des certains militaires qui viennent récupérer les gens dans le groupement BUZI en Territoire de Kalehe au Sud-Kivu après avoir fait la même opération au Nord Kivu", dit Me Zozo Sakali.

Au regard de la situation, le CCPSC recommande aux acteurs sociaux de BUZI à Minova de ne pas faiblir et de continuer à dénoncer toute tentative visant à étouffer leur voix au profit des motifs inavoués et à l’auditeur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo de garantir le respect des principes du respect des droits humains, pour une justice équitable, de renvoyer chacun des prévenus devant son juge naturel pour lui permettre de connaitre son sort, de désigner un autre Magistrat Militaire instructeur à lieu et place du Magistrat Militaire Général de Brigade BASELEBA BIN MATETO Jean pour sa partialité avérée dans son chef.

 

 

Il a également demandé au Gouvernement de la République de cesser de faire montre d’un désintéressement quant aux dérapages que prend le dossier du feu SIMBA NGEZAYO et de continuer à œuvrer pour la protection des droits de la défense (victimes) en garantissant que leur cause soit entendue par une juridiction réellement impartiale. 

Les ONG des droits de l’homme et médias doivent aussi accompagner les victimes dans leurs revendications légitimes et de veiller, par un monitoring strict et minutieux dudit dossier dont l’intérêt dépasse les limites frontalières nationales afin que soient garantis les principes pour un procès juste et équitable.

 

 

Commentaires (Total : 1)

I
Isaac 13/03/2021 17:38:35

Vraiment je ne sais pas où cela va finir si non nous apprenons qu'à kitembo chaque nuit il ya crépitement de balles ça et là tout en ignorant les auteurs.

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