La situation sécuritaire reste tendue dans le groupement Nyamaboko 1er, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des combattants wazalendo, aux rebelles de l’AFC/M23 sont signalés depuis la nuit de jeudi à ce vendredi 18 septembre 2026.
Les combats sont rapportés dans l’agglomération de Mukohwa, située à proximité du centre commercial de Humura. Selon des sources locales citées par Libregrandlac, de fortes détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues durant la nuit dans cette partie du territoire de Masisi.
Les affrontements se sont poursuivis vendredi matin, maintenant les habitants dans un climat de grande inquiétude. Les tirs, entendus à plusieurs kilomètres de la zone des combats, ont provoqué une nouvelle vague de panique parmi les populations des localités environnantes.
Une population inquiète
Dans plusieurs villages proches de Mukohwa, les habitants restent particulièrement préoccupés par l’évolution de la situation. La reprise des tirs fait craindre une extension des affrontements vers d’autres zones habitées.
Des sources locales indiquent que les détonations étaient régulièrement audibles depuis les secteurs voisins. Pour de nombreux habitants, cette situation ravive les inquiétudes liées aux précédentes vagues de violences qui ont affecté plusieurs territoires du Nord-Kivu.
Aucune information précise n’est toutefois disponible, dans l’immédiat, sur un éventuel bilan humain ou matériel lié aux combats signalés à Mukohwa. Les conditions sécuritaires dans la zone rendent également difficiles la vérification indépendante de l’ampleur des affrontements et de l’évolution des positions des différentes forces engagées.
Un contexte sécuritaire toujours volatile
Ces nouveaux affrontements surviennent dans un contexte marqué par une forte instabilité sécuritaire dans plusieurs zones du territoire de Masisi.
Le territoire reste régulièrement affecté par des mouvements de combattants, des affrontements et des déplacements de populations. La présence de groupes armés et les changements de contrôle de certaines zones continuent de compliquer la situation humanitaire et sécuritaire dans la région.
La reprise des combats à proximité de Mukohwa intervient également alors que les appels à la cessation des hostilités se poursuivent dans le cadre des initiatives visant à obtenir une désescalade dans l’est de la RDC.
Pour l’heure, les informations disponibles font état de combats entre les FARDC et leurs alliés wazalendo, d’une part, et les combattants de l’AFC/M23, d’autre part. L’évolution de la situation à Mukohwa demeure suivie de près par les populations locales, particulièrement exposées aux conséquences des affrontements.
Les autorités militaires et administratives n’ont pas encore communiqué, au moment de la rédaction, de bilan officiel sur ces combats. La situation reste donc évolutive dans le groupement Nyamaboko 1er, où les tirs signalés depuis la nuit continuent d’alimenter l’inquiétude parmi les habitants.


