L’ASBL Renaissance Africaine a organisé un atelier de sensibilisation consacré à la lutte contre la consommation abusive de drogues et d’autres substances psychoactives. L’activité a réuni plusieurs jeunes autour d’échanges théoriques et pratiques visant à mieux comprendre les dangers liés à la consommation de drogues, mais aussi à identifier des moyens de prévention et d’accompagnement.
Au cours de la rencontre, les participants ont notamment été sensibilisés aux conséquences de la consommation abusive de substances psychoactives, à la pression exercée par l’entourage ainsi qu’à l’importance de savoir dire non à la drogue.
Les échanges ont permis aux participants de mieux comprendre les effets de la consommation de drogues sur la santé et la vie sociale.
Parmi eux, Riziki Waulakombe retient particulièrement les messages de prévention partagés durant l’atelier.
« Nous avons parlé de la drogue et on nous a montré ses conséquences. Avec tous les exemples que nous avons vus, on comprend que la drogue est quelque chose de très mauvais pour le corps », témoigne-t-elle.
Elle encourage les jeunes qui consomment des drogues à prendre la décision d’arrêter et, lorsque cela est nécessaire, à rechercher un accompagnement approprié.
Jonas Mushagalusa, membre de Renaissance Africaine, explique que l’atelier visait également à fournir aux jeunes des outils pratiques pour prévenir la consommation abusive et accompagner les personnes concernées.
« Nous avons eu pas mal de connaissances théoriques, mais également pratiques pour lutter contre la drogue. Nous avons aussi appris des techniques et des méthodologies pour nous rapprocher des personnes qui consomment des drogues afin de les amener sur la bonne voie », explique-t-il.
Parmi les stratégies abordées figure la capacité à résister à la pression du groupe et à l’influence de certains milieux.
« La première méthode, c’est justement de savoir dire non. Lorsque votre entourage vous amène toujours à consommer excessivement de la drogue, il faut savoir dire non », souligne Jonas Mushagalusa.
Il insiste également sur l’importance de construire un environnement social favorable.
« Il faut chercher à créer un entourage qui va vous aider à entrer dans le positivisme et non dans les mauvaises pratiques », ajoute-t-il.
L’atelier a également été l’occasion pour plusieurs jeunes de prendre des engagements personnels en faveur de l’abandon de la consommation abusive de drogues.
Selon Jonas Mushagalusa, certains participants ont décidé de renoncer à cette pratique après avoir pris conscience de ses conséquences.
« Pas mal de jeunes, surtout ceux qui prennent abusivement de la drogue, ont pris la décision de laisser et d’abandonner cet état. Ils ont dit non à la drogue et pris l’engagement de commencer à prendre la bonne voie », affirme-t-il.
Pour lui, cette prise de conscience doit permettre aux jeunes de mieux assumer leur rôle dans la société.
« Ils ont compris qu’ils sont vraiment l’avenir de demain, l’avenir du pays », poursuit-il.
À l’issue de l’activité, Renaissance Africaine appelle les jeunes encore engagés dans la consommation abusive de drogues à prendre des mesures pour s’en éloigner et à rechercher un accompagnement adapté.
« Le message aux autres jeunes qui en prennent encore, c’est de prendre la décision et l’engagement ferme de dire non à la drogue. Avec la consommation abusive des drogues, c’est le pays qui est en danger, non seulement aujourd’hui, mais également pour le futur », plaide Jonas Mushagalusa.
Il appelle également les jeunes à se mobiliser collectivement pour prévenir ce phénomène.
« Nous devons nous mettre ensemble en tant que jeunes et contribuer à défendre notre pays. Avec la drogue, on ne peut rien faire. Mais si les jeunes prennent réellement la décision d’abandonner cette pratique, l’avenir du pays sera plus prometteur », conclut-il.
À travers cette activité, Renaissance Africaine entend renforcer la sensibilisation des jeunes aux risques liés à la consommation abusive de drogues, tout en encourageant le dialogue et l’accompagnement des personnes confrontées à cette problématique.
Pour les participants, la prévention passe notamment par une meilleure information, la capacité à résister à la pression du groupe, la création d’un entourage positif et l’orientation vers des services compétents lorsque cela s’avère nécessaire.

