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Jésus est humble, il consent à s'abaisser. Le Fils de Dieu, par qui tout a été créé, est libre à l'égard du monde entier. Jésus ne possède rien, son abnégation à l'égard de toutes choses est totale. Il nous montre en quoi consiste la vraie grandeur pour entrer dans le Royaume. (Père Xavier Bugeme sj)

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs,  Paix ! 

Je vous envoie la méditation pour ce mercredi de la 26ème semaine du TO Paire  

Lecture

Jb  9,1-12.14-16 

Ps 87, 10-15 

Évangile Lc 9, 57-62

  Nous allons méditer sur trois cas de "vocations".

Dans ce premier cas, c'est l'homme lui-même qui se présente et prend l'initiative. Il vient se proposer à Jésus : veux-tu de moi ? Mais il le fait avec une certaine prétention présomptueuse. Il est bien sûr de lui ! Il se croit fort, solide, généreux. 

Jésus avertit cet homme que l'enthousiasme ne suffit pas, pour le suivre. Il est curieux de voir Jésus mettre en avant la "difficulté" de le suivre, au moment même où un village vient de refuser de le recevoir, au moment même où un homme généreux s'offre inconditionnellement pour le suivre.

Jésus met en avant l'inconfort, la pauvreté de sa situation. Suivre Jésus, c'est partager son destin. 

Cela souligne la conscience que Jésus a, d'aller vers son destin tragique, à Jérusalem : être disciple de Jésus, c'est se préparer à être rejeté comme Lui.

C'est renoncer à toute sécurité, parce qu'il n'y a plus de sécurité. 

Pour nous accompagner dans notre oraison, je vous propose cette réflexion du Père Jean Gobeil SJ(www.villaloyola.com). Bonne méditation à toutes et à tous. (Père Xavier Bugeme SJ). 

En poursuivant sa route vers Jérusalem, Jésus fait la rencontre d’un homme qui se dit prêt à le suivre partout. Jésus le prévient qu’il n’a pas de demeure fixe nulle part. L’homme n’insiste pas.

Jésus en rencontre un autre qu’il appelle à le suivre. L’homme met une condition: il doit d’abord voir aux funérailles de son père.

Jésus l’invite à tout laisser mais ne semble pas recevoir de réponse. Un troisième se dit prêt à le suivre après avoir rempli certaines conditions.

Jésus répond que pour le suivre il faut être prêt à rompre avec le passé. 

Suivre Jésus veut dire évidemment être son disciple. Les gens qui se présentent à Jésus pour le suivre sont donc des candidats à être ses disciples.

Le premier a choisi lui-même Jésus comme maître comme faisaient les Juifs qui voulaient étudier un an ou deux avec un rabbin chez qui ils pouvaient recevoir l’hospitalité.

La situation de Jésus dans son ministère est fort différente. Il n’a pas un domicile fixe où il pourrait rester ou au moins revenir au terme d’une mission.

L’annonce de la venue du Règne de Dieu demande qu’il soit toujours en mouvement pour rejoindre les gens là où ils sont: c’était une différence importante par rapport à Jean Baptiste.

Le fait qu’il vient d’être rejeté par un village samaritain montre bien qu’il ne peut pas toujours s’arrêter comme il voudrait.

L’avertissement qu’il donne au premier candidat est donc que pour être son disciple et annoncer la Bonne Nouvelle il ne doit pas compter sur ce qui fait ordinairement ses sécurités et c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle qui a la priorité. 

Pour le second candidat, c’est Jésus qui a pris l’initiative de l’appeler à le suivre.

Or, ce candidat, lui, met des conditions: il a un devoir familial à remplir d’abord. Et ce devoir est important même aux yeux de Dieu puisqu’il fait partie de la piété filiale qui est le quatrième commandement du Décalogue. 

La réponse de Jésus est tranchante: ce candidat doit laisser à d’autres ce devoir. Ceci nous rappelle l’exemple de Jésus lui-même quand on lui dit: 

Ta mère et tes frères veulent te voir. Il répond: Qui est ma mère? Qui sont mes frères?  Montrant ses disciples il dit: Voici ma mère et mes frères.   

(Matthieu 12,48-49)  Etre disciple peut signifier qu’il y a une distance à prendre par rapport aux liens familiaux. C’est une question de priorité.

Il ne faut donc pas l’interpréter comme une défense ou un interdit de ce qui n’est pas prioritaire.

Jésus, lui-même, sur la croix confiera sa mère au disciple qu’il aimait. Et c’est ainsi que les chrétiens comprendront cette parole.

Ainsi, Pierre qui remplit sa mission d’abord à Jérusalem, puis à Antioche, puis à Rome, n’a pas laissé son épouse à Capharnaüm: elle l’a accompagné, comme le rappelle saint Paul (1 Cor.9,5).    

Le troisième candidat est prêt à suivre Jésus mais il pose, lui aussi, une condition: aller faire ses adieux aux siens.

La réponse avec la comparaison de la charrue qui oblige à avancer et ne peut reculer semble indiquer que si l’engagement exige une rupture on ne peut pas revenir sur cette rupture. L’engagement ne se fait pas dans un moment d’enthousiasme passager.

Il faut vraiment que l’engagement d’annoncer la Bonne Nouvelle soit mis au centre de toute la vie et même du quotidien. 

Homelie du Père Jean Gobeil SJ, recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj Curé de la paroisse Christ Roi de Mangobo.

  

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