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Les maux qui nous atteignent ou atteignent nos voisins sont des signes de la fragilité humaine : il ne faut pas nous laisser aller à une sécurité trompeuse. Nous allons inexorablement vers notre "fin". Il est urgent de prendre position.(Père Xavier Bugeme sj)
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Les maux qui nous atteignent ou atteignent nos voisins sont des signes de la fragilité humaine : il ne faut pas nous laisser aller à une sécurité trompeuse. Nous allons inexorablement vers notre "fin". Il est urgent de prendre position.(Père Xavier Bugeme sj)

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs, Paix ! 

Voici la méditation pour ce samedi de la 29ème semaine TO Paire. 

Lecture Eph 4, 7-16

Ps 121

Évangile Lc 13, 1-9 

Nous sommes face à deux événements. L'un est le résultat d'une volonté humaine : Pilate, gouverneur romain a décidé de mater une révolte des Zélotes qui voulaient renverser le pouvoir établi.

La répression politique ne date pas d'aujourd'hui, elle est de tous les temps.  L'autre événement est purement fortuit : une tour de Jérusalem s'est effondrée. C'est un "accident" matériel.

Tout ce qui arrive peut porter un message. C'est un "signe", si nous savons en faire une lecture dans la Foi.

Telle maladie, tel échec, tel succès, telle sollicitude, telle amitié, telle responsabilité, tel accident, tel enfant qui nous réjouit ou nous cause du tourment, tel époux, telle épouse, tel grand courant contemporain... Tout est "signe".

Qu'est-ce que Dieu veut nous dire à travers cela ?  Mais attention, on peut se tromper dans l'interprétation des "signes des temps".

Du temps de Jésus ( et aujourd'hui, hélas, c'est encore une interprétation courante), on estimait que les victimes du malheur subissaient un châtiment pour leurs péchés.

C'est une manière de se justifier à bon compte, de se faire bonne conscience.  Jésus fait lui une autre interprétation : les catastrophes, les malheurs, ne sont pas une punition divine.

Il l'affirme sans équivoque. En réalité, pour Jésus, ces événements sont, pour tous, une invitation à la conversion.

Tous ces maux qui nous atteignent, ou qui atteignent nos voisins, sont des signes de la fragilité humaine : il ne faut pas nous laisser aller à une sécurité trompeuse.   Nous allons vers notre fin. Et il est urgent de prendre position.

La "révision de vie" sur les évènements ne doit jamais aboutir à un jugement des autres, (c'est trop facile) mais à une conversion personnelle. 

Pour nourrir notre prière, je propose cette réflexion de Bernard Mourou (www.eglise-protestante-unie.fr).  Bonne méditation à toutes et à tous. ( Père Xavier Bugeme SJ ).

Une histoire pleine de bruit et de fureur Au temps des Evangiles, il n’y avait pas de journalistes, mais, nous le voyons avec ce texte, cela n’empêchait pas les nouvelles de circuler. 

Nous pourrions nous amuser à imaginer comment aujourd’hui les médias rendraient compte de ces deux événements.

Nous aurions en grands titres : « Massacre dans les lieux saints », et encore : « Une tour s’effondre : 18 morts ». Un crime politique et un fait divers.

Est-ce qu’on ne se croirait pas en plein XXIe siècle ? N’est-ce pas ce que nous trouvons dans nos quotidiens et dans nos journaux télévisés ?

Rien n’a vraiment changé. Et devant tous ces événements qui font l’actualité et qui sont remplacés par d’autres le lendemain, qui d’entre nous n’a jamais éprouvé un certain malaise ? Oui, la marche du monde nous met mal à l’aise et nous nous demandons : Quel est le sens de tout cela ? 

Shakespeare parlait d’une histoire pleine de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens. Une histoire pleine de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens : Reconnaissons que c’est bien ainsi que nous apparaît la marche du monde. Et aujourd’hui, la surabondance des informations accentue encore cette impression.

C’est un fait, notre monde ne tourne pas rond, et lorsque quelque chose ne tourne pas rond, on a tendance à vouloir chercher un coupable. Chercher un coupable, c’est bien ce que font ces gens qui viennent trouver Jésus.

Ils n’hésitent pas à interrompre son enseignement.

Mais après tout, c’est en posant des questions que l’on apprend, et leur irruption laisse Jésus finalement dans son rôle d’enseignant.

Il faut dire que leur intervention est difficile et embarrassante. Mais en même temps, nous sentons que leur démarche est tout à fait sincère, qu’elle n’a rien de commun avec les pièges des pharisiens et que par conséquent elle mérite toute l’attention de Jésus. 

Car la situation suscite en effet bien des questions ; les faits sont troublants : des Galiléens ont été massacrés alors qu’ils faisaient un sacrifice à Dieu. Dieu n’aurait-il pas agréé leur sacrifice ? Dieu aurait-il quelque chose contre la Galilée ?

Oui, il faut un coupable. Alors, qui est le coupable dans cette sombre affaire ? Pilate ? ou bien ces Galiléens ? A ces gens troublés et en plein désarroi qui se tournent vers lui, à ces gens qui restent dans l’anonymat, Jésus prend le temps de répondre. Il leur répond en trois temps :

D’abord, dans un premier temps, il leur répond par ce fait divers, l’effondrement d’une tour, un événement qui était dans tous les esprits, apparemment.

On s’attendrait à ce que Jésus condamne l’homme politique responsable du massacre, comme on le fait aujourd’hui. Mais non, Jésus ne dit rien au sujet de Pilate.

Il se contente de rappeler un autre événement qui fait l’actualité, un événement qui n’a aucun lien avec le premier : l’effondrement d’une tour, comme pour leur dire : eh bien oui, le crime de Pilate est injuste et absurde, mais pas plus que ce fait divers qui a entraîné la mort de dix-huit personnes. Si à la rigueur dans le premier cas on peut désigner Pilate, en revanche il est impossible d’en trouver un dans le second. Encore que… aujourd’hui, notre souci de trouver un coupable est si grand que peut-être on enverrait devant les tribunaux le constructeur de la tour, ou que peut-être on s’en prendrait directement à Dieu… Mais Jésus montre qu’il ne sert à rien de vouloir trouver un coupable.

En ne désignant aucun coupable, Jésus défait le lien implicite entre ces morts violentes et la culpabilité des victimes : non, les victimes ne sont pas coupables, ni dans un cas ni dans l’autre, en tous cas pas plus coupables que les personnes qui ont échappé à la tragédie. 

• Ensuite, dans un deuxième temps, Jésus ne donne pas d’explication à ses interlocuteurs, mais il leur donne un avertissement : il leur fait entrevoir que la même chose, que la même mort absurde pourrait les surprendre, et il continue à dissocier la culpabilité et le sort funeste qui s’est abattu sur ces gens, ou plutôt il leur fait comprendre que ceux qui ont subi cette mort violente ne sont pas plus coupables que ceux qui ne l’ont pas subie, parce qu’en fait tous sont coupables, tous sont enfermés dans une même culpabilité. 

• Et puis, dans un troisième temps, Jésus termine en leur racontant une parabole, une parabole qui parle d’un figuier au milieu d’une vigne, d’un figuier resté stérile malgré tous les soins qu’il a reçus. Mais d’un figuier auquel, jusqu’au bout, on donne toutes les chances de rester en vie et de produire les fruits qu’on voudrait qu’il porte.  A la préoccupation de ses interlocuteurs, Jésus semble n’apporter aucune réponse, en tous cas il ne leur donne aucune explication sur le mal. Nous pouvons imaginer leur frustration, parce que cette frustration est aussi la nôtre…

Mais il faut se rendre à l’évidence, les Ecritures ne disent pas tout, et si nous voulons absolument y trouver une réponse à toutes nos questions théologiques, nous risquons d’inventer nos propres réponses, et de ne plus être dans la vérité.

Non, Jésus ne répond pas à la préoccupation de ses interlocuteurs, ou plutôt si, il y répond, mais il répond à côté ; sa réponse vient déplacer leur questionnement, et le nôtre par la même occasion. 

Jésus opère comme un glissement.

Ce glissement a trait à la mort : il y a la mort de ces gens écrasés par la tour, et il y a la mort annoncée de ce figuier ; dans un cas une mort violente, dans l’autre une mort lente, une mort repoussée le plus loin possible, après avoir tout essayé. Ces deux morts ne se ressemblent pas. 

Jésus opère ce glissement comme pour nous dire : oui, dans notre monde de bruit et de fureur, la mort frappe brutalement et aveuglément, mais celui qui donne ses soins au figuier adopte une démarche opposée :

il donne tout le temps nécessaire à son figuier pour qu’il se raccroche à la vie, il prolonge la vie du figuier autant qu’il est possible, et si le figuier devait finir par mourir, ce serait seulement parce qu’il n’y aurait plus aucun espoir de vie en lui.

Jésus montre à ses interlocuteurs que s’occuper de la culpabilité des autres est stérile, et qu’il vaut mieux considérer sa propre culpabilité, dont il est possible de sortir par la conversion. 

Entre le passé, que nous connaissons, et l’avenir, qui nous échappe, entre le moment de notre naissance et le moment de notre mort, dans ce temps terrestre marqué par la finitude, Jésus ne nous donne aucune explication sur le comment et le pourquoi du mal, mais il nous offre une issue, pour que la mort n’ait pas le dernier mot et pour que nous puissions entrer dans la logique de la vie. Amen. 

Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj   

Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

 

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