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Qu'il est vraiment insondable le Cœur du Christ. Par tous les moyens, Jésus veut tirer les hommes de leur inattention, de leur indifférence, de leur endurcissement. Non seulement il prêche, non seulement il menace, mais aussi il pleure. Quel grand amour révèlent ces larmes (Père Xavier Bugeme)

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs, Paix ! 

Je vous envoie la méditation pour ce jeudi de la 33ème semaine TO Paire. 

Lecture Ap 5, 1-10

Ps 149

Évangile Lc 19, 41-44  Le voyage vers Jérusalem s'achève.

De Jéricho, Jésus a gravi les vingt kilomètres de route montante.

Arrivé à Béthanie, il a, lui-même, organisé le modeste triomphe des rameaux.

C'est dans le cadre même de cet événement que se place la scène rapportée par Luc, Marc et Matthieu. 

Des hauteurs de Béthanie, on domine le splendide paysage de Jérusalem : la ville est belle, splendide, magnifique.

Au centre de la ville, le Temple du Dieu vivant resplendit de toutes ses colonnades de marbre, de son toit en or pur... 

9Jésus contemple le temple, il contemple la ville. "Il se mit à pleurer"! Ces larmes manifestent son impuissance.

Il a essayé de "convertir" Jérusalem , mais cette ville, dans son ensemble, lui a résisté, et le refuse.

Dans quelques jours, il y sera jugé, condamné, puis exécuté.  Pour accompagner notre prière, je vous propose cette réflexion de l'Abbé Blas Ruiz Lopez (www.evangeli.net). 

Bonne méditation à toutes et à tous. (Père Xavier Bugeme, sj).  «Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix!» Aujourd'hui, l'image que nous offre l'Évangile est celle d'un Jésus qui «pleura» (Lc 19,41) sur le sort de la cité élue qui n'a pas reconnu la présence de son Sauveur.

La connaissance de l'actualité nous permet d'appliquer facilement cette lamentation à la ville qui est tout à la fois sainte et source de divisions. 

Mais, au-delà, nous pouvons identifier Jérusalem avec le peuple élu: l'Église et, par extension, le monde dans lequel elle doit accomplir sa mission.

Nous découvrirons alors une société qui, même si elle a atteint des sommets dans le domaine de la technologie et de la science, gémit et pleure, car elle vit entourée de l'égoïsme de ses membres, car elle a bâti autour d'elle les murs de la violence et du désordre moral, car elle foule aux pieds ses enfants, les traînant dans les chaînes d'un individualisme déshumanisant.

Ce que nous découvrirons, c'est un peuple qui n'a pas su reconnaître le Dieu qui le visitait (cf. Lc 19,44). 

Nous, chrétiens, ne pouvons cependant demeurer dans cette pure lamentation. Nous ne pouvons être des prophètes de malheur, mais des hommes d'espérance.

Nous connaissons la fin de l'histoire, nous savons que le Christ a fait tomber les murs, qu'Il a brisé les chaînes: les larmes qu'Il répand dans cet Évangile préfigurent le sang par lequel Il nous a sauvé. 

De fait, Jésus est présent dans son Église, spécialement à travers les plus nécessiteux.

Nous devons remarquer cette présence pour comprendre la tendresse du Christ envers nous: son amour est si élevé, nous dit saint Ambroise, qu'Il s'est fait petit et humble pour que nous devenions grands; Il s'est laissé attaché par des langes comme un bébé, pour nous libérer des liens du péché; Il s'est laissé clouer sur la croix pour que nous soyons comptés parmi les étoiles du ciel…

  • Aussi devons-nous rendre grâce à Dieu et découvrir la présence parmi nous de Celui qui nous visite et nous rachète. 

Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj   Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

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