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Heureux qui se juge avec la même sévérité qu'il juge les autres. Plus heureux celui qui se montre sévère pour soi-même et indulgent pour autrui. Plus encore celui qui se juge et s'abstient tout à fait de juger autrui...(Père Xavier Bugeme sj)

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs,

Paix !

Je vous envoie la méditation pour ce samedi de la 2ème semaine TO Impaire B

 Lecture He 9, 2-3.11-14

Ps 46

Évangile 3, 20-21

Dans les premiers temps de sa vie publique, Jésus a suscité l'enthousiasme des gens simples. Marc présente souvent Jésus assailli par la foule ! La foule ! La multitude !

C'est une des caractéristiques de l'évangile. Jésus n'a pas seulement, ni surtout, pris contact avec des nombreuses qui sont autour de Lui, au début. Cela ira en se raréfiant, à mesure que Jésus présentera des exigences plus précises, et des mystères plus difficiles à admettre.

Cela n'empêche pas Jésus de se consacrer totalement à sa tâche. Il est complètement absorbé par son travail missionnaire. Il n'a plus le temps de manger. Au contraire, c'est un "homme mangé par les foules. Il n'a plus le temps de penser à Lui-même, il est pris.

Nous nous plaignons souvent de n'avoir pas le temps de faire une chose ou une autre. Et nous croyons parfois que c'est une caractéristique de notre siècle. Que non ! Jésus a vécu cela, cette surcharge, cette course contre le temps, quand on n'arrive plus à faire tout ce qu'on devrait faire, quand on est submergé par son travail ou ses soucis.

Pour nous accompagner dans notre méditation, je vous suggère cette réflexion du diacre Daniel BICHET ( homelies-diacres.danielbichet.fr).

Bonne méditation à toutes et à tous ! (Père Xavier Bugeme sj).

Jésus est revenu à la maison nous dit St Marc. À la maison, comprenons bien qu’il s’agit très probablement de la maison du pêcheur Simon-Pierre, ou plutôt celle de sa belle-famille, à Capharnaüm, au bord du lac.

Et dans cette maison, il y a beaucoup de monde, encore et toujours. Il y a même trop de monde, puisqu’on ne peut même plus y manger.  Ça n’est plus possible ! Un vrai Capharnaüm ! La situation prend des proportions tellement problématiques que même des gens viennent de Nazareth pour ramener Jésus, pensant qu’il est devenu fou. "Il a perdu la tête !" Ces gens de Nazareth, ils le connaissent bien, Jésus ! c’est le charpentier ! C’est un des leurs, il est de leur village, de leur famille. Ils l’ont vu grandir, certains ont grandi avec lui. Mais à présent qu’il a quitté le métier, il n’est plus le même. Il a perdu la raison, il se prend pour un gourou, un thaumaturge, un faiseur de miracles… Alors, ramenons-le à sa mère, il a déjà fait assez de bêtises, il embête ces gens chez qui il s’est installé !

Voilà comment nous sont présentés les débuts de la mission de Jésus à Capharnaüm. Pas glorieux ! on ne peut pas dire qu’il soit pris au sérieux. Et pourtant, il attire les foules ! Oh, pas pour son discours, sans doute ! Ces foules viennent d’abord pour être guéries de leurs maladies. À une époque où la médecine est bien modeste, la réputation de Jésus est celle d’un homme extraordinaire, qui peut soulager les douleurs, guérir les maladies, les infirmités. Pas plus.

Pas plus, mais pas moins ! Certes, ce que Jésus propose, son message qui se développera tout au long de sa vie publique, c’est l’annonce du salut de l’homme tout entier, corps et âme, pas seulement une guérison des corps. Mais ne méprisons pas trop vite ces foules qui ne voient en lui qu’un guérisseur des corps. La guérison de l’âme ne passe-t-elle pas d’abord par celle du corps ? Dans tous les évangiles, Jésus opère des guérisons, parfois spectaculaires : des aveugles, des boiteux, des possédés, des lépreux. Il va même ranimer des morts. Mais à chaque fois, il accompagne ces miracles d’une parole, et le signe qu’il accomplit ainsi porte un message qui va bien au-delà de la guérison d’une maladie physique. En effet, le salut de la part de Dieu n’est pas qu’un salut spirituel ou théorique, une idée, un idéal. Ce n’est pas qu’une belle promesse pour un temps à venir. Le salut de l’homme, annoncé par Jésus, c’est Dieu qui vient sauver nos vies, ici et maintenant. C’est aujourd’hui. Et nous ne sommes pas de purs esprits, nous avons un corps. C’est avec ce corps que nous existons en tant que personne. Notre relation au monde, aux autres, passe nécessairement par notre corps, qui fait partie intégrante de notre personne. Notre salut ne serait pas total si Jésus ne guérissait pas aussi, d’abord, nos corps. Ce corps qui souffre quand notre âme est tourmentée, cette âme qui est à la peine quand notre corps est souffrant.

Alors ces foules qui viennent à Jésus pour se faire guérir leurs grandes maladies ou leurs petits bobos, nous disent que le salut est déjà là. Ils nous montrent que Dieu prend soin de son peuple, qu’il entend ses souffrances. Il nous offre une guérison pour nos corps, en vue de la guérison de nos âmes, afin que toute notre personne soit sauvée.

Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj

Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

 

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