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La rencontre d'un homme qui ne peut nous entendre ou nous voir a quelque chose d'éprouvant, on ressent douloureusement ce qui lui manque pour nouer avec nous une relation plus profonde. Mais combien plus douloureux encore le contact avec quelqu'un dont le cœur est fermé à son prochain et à Dieu : son isolement et son repli sur soi menacent son humanité elle-même.(Père Xavier Bugeme sj)

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs,
Paix !
 
Voici la méditation pour ce jeudi de la 3ème semaine de carême.
 
Lecture Jr 7, 23-28
Ps 94
Évangile Lc 11, 14-23
 
Chaque fois qu'il est question de "démons", dans l'évangile, nous avons tous comme une gêne. Et il est vrai qu'un chrétien moderne doit se débarrasser des images grotesques.
 
Pourtant, le mal ne s'explique pas totalement par la liberté humaine. Nous sommes parfois obligés de constater que le mal a des racines extrêmement profondes, et qui nous dépassent...
 
Nous nous découvrons le jouet de forces plus fortes que notre volonté. Et par ailleurs, l'ampleur du mal semble nous orienter vers une dimension cosmique, radicale, collective, de l'empire de Satan : il y a des violences, des courants obscurs, des forces destructrices au travail, qu'aucun homme ne semble maîtriser.
 
Jésus est venu s'attaquer à ces forces mauvaises. Et, par là, il rendait l'homme à lui-même : le muet se mit à parler normalement. La création de Dieu est restaurée. Du mal, de nos démons, le Seigneur nous sauve. Avec le Christ, n'hésitons de mener un combat spirituel acharné contre les forces du mal.
 
Pour nourrir notre prière, je vous recommande cette réflexion du Père Jean-Luc Fabre (www.jardinierdedieu.fr).
 
Bonne méditation à toutes et à tous. (Père Xavier Bugeme sj). 
 
Mais certains se mirent à dire » Nous nous retrouvons encore une fois dans cette situation qui devient pénible parce que ne cessant de se rejouer, encore et encore. Quelle est-elle ? Jésus pose un miracle, l’être humain concerné guéri, la foule admire. Et alors des personnes se mettent à douter, à critiquer. Et tout retombe de ce qui cherchait à se dire, se manifester… Devant cette répétition de l’échec de la communication, peut-être faut-il réaliser que l’enjeu est bien plus vaste, que le Seigneur nous propose, à vrai dire, une radicale nouveauté, qui doit interroger notre système même de valeurs et pas seulement notre propre action, notre propre manière d’agir dans le cadre de ce système de valeurs…
 
« Et si c'est par » C’est bien ce que Jésus essaie de nous dire, de nous donner à comprendre à partir de ce que viennent de dire ses opposants. Il nous rappelle que toute action prend son appui d’un principe, la sienne, comme celle des disciples de ceux qui argumentent contre lui. Mais il nous dit aussi que l’espace dans lequel il nous propose d’entrer est autre, que les principes n’y sont plus les mêmes. Avec son action, nous entrons, dit Jésus, là où règne Dieu. Ce qui compte n’est plus le même. La mise en œuvre des principes y est autre, radicalement autre. Les messages aussi… Pour entrer dans ce Règne, nous devons accepter de renaître. Ce qui nous rendait fort, nos armes nos armures, est radicalement privé de pertinence. Les questions se prennent autrement. Que peut-on dire de ce règne ? Une caractéristique essentielle de cette nouvelle manière est qu’elle est relationnelle…
 
« Celui qui n'est pas » Le Seigneur pose là le nouveau principe. Un principe qui ne peut que nous apparaître que comme fou de prime abord. Ce principe de vie repose sur Lui. Il s’agit ni plus ni moins que d’être avec Lui. Ce principe, Jésus en maintiendra l’offre jusqu’au bout, jusqu’à la fin de sa vie, jusqu’à sa mort. Etre avec lui, aujourd’hui et ainsi au paradis, il le redira au bon larron sur la Croix… Dans l’histoire de l’Eglise, il nous sera donné de voir des hommes, des femmes qui se risqueront dans l’existence avec comme seule force le fait d’être simplement et passionnément avec Lui. Et des choses étranges se réaliseront. Des cœurs seront retournés…. Par la relation avec le Seigneur Jésus, le principe ancien qui gouvernait nos vies est retourné, rendu sans force parce qu’un chemin celui de la fondation par la relation à Lui est ouvert au cœur de nos existences…
 
En ce temps de carême, c’est la main que nous tend encore une fois le Seigneur. Découvrir que notre vrai bonheur consiste à être d’abord et avant tout avec Lui et que tout le reste, oui tout le reste trouve alors sa juste et vraie place… Alors, allons à Lui, découvrons-Le, connaissons-Le, aimons-Le de tout notre être…
 
 
Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj
 
Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

Commentaires (Total : 1)

H
Hélène Nzimbu 10/03/2021 18:00:01

Amen

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