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Comment n'avez-vous pas réfléchi à ce fait étrange que seuls les chrétiens sont les hommes qui possèdent la joie et à qui la croyance n'apporte jamais de déception, mais au contraire un attachement, un intérêt et un émerveillement toujours nouveaux ?

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs,

Paix !

Je vous envoie la méditation pour ce jeudi de la 6ème semaine de Pâques.

Lecture Ac 18, 1-8

Ps 97

Évangile Jn 16, 16-20

Dans l'évangile d'aujourd'hui, Jésus dit à ses disciples qu'il ne sera plus visible dans sa forme humaine, mais dans peu de temps, ils le rencontreront de nouveau, sous une nouvelle forme mystérieuse.

Nous pouvons parfois rester coincés dans une manière de percevoir les gens sous l'aspect qui nous est familier. La vie est un perpetuel changement de la rencontre de l'autre, nous ne croisons jamais la même personne.

Nous devons continuer à rencontrer les gens là où ils sont. Soyons sans cesse ouverts à la nouveauté. Ces changements inévitables dans notre vie sont le cadre même de la volonté de Dieu. "Voici que je fais toutes choses nouvelles" ( Ap 21, 5 )

Pour nourrir notre prière, je vous suggère cette réflexion de l'Abbé Joan Pulido ( www.evangeli.net )

Aujourd'hui nous contemplons de nouveau la Parole de Dieu avec l'aide de Jean l'évangéliste. En ces derniers jours de Pâque, nous ressentons une inquiétude particulière pour faire nôtre cette Parole et la comprendre. L'inquiétude des premiers disciples, qui s'exprime profondément dans les paroles de Jésus —«d'ici peu, vous ne me verrez plus; et, encore un peu après, vous me reverrez» (Jn 16,16)— concentre la tension de nos propres inquiétudes de foi, de recherche de Dieu dans notre vie quotidienne.

Nous autres, chrétiens du XXIe siècle, ressentons la même urgence que les chrétiens du premier siècle. Nous voulons voir Jésus, nous avons besoin d'expérimenter sa présence au milieu de nous, pour renforcer notre foi, notre espérance et notre charité. Aussi, sommes-nous tristes de penser qu'Il n'est pas parmi nous, que nous ne pouvons sentir sa présence, écouter sa voix. Mais cette tristesse devient joie profonde quand nous faisons l'expérience de sa présence certaine parmi nous.

Cette présence, comme nous le rappelait Jean-Paul II dans sa lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia, se concrétise spécifiquement dans l'Eucharistie: «L'Église vit de l'Eucharistie. Cette vérité n'exprime pas seulement une expérience quotidienne de foi, elle synthétise le noyau du mystère de l'Église. Celle-ci fait l'expérience joyeuse des multiples manières dont se réalise continuellement la promesse du Seigneur: ‘Voici que je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde’ (Mt 28,20). (…) L'Eucharistie est mystère de foi et, en même temps, “mystère de lumière”. Chaque fois que l'Église la célèbre, les fidèles peuvent d'une certaine façon refaire l'expérience des disciples d'Emmaüs: ‘Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent’ (Lc 24,31)».

Demandons à Dieu une foi profonde, une inquiétude constante qui se rassasie à la source eucharistique, en écoutant et comprenant la Parole de Dieu, en mangeant le Corps du Christ pour n'avoir plus faim. Que l'Esprit Saint remplisse de lumière notre quête de Dieu.

Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier 

Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

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