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Le temps aura une fin : l'heure du tri. Cette vérité nous invite à réfléchir et à nous convertir...

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs, Paix ! 

Voici la méditation pour ce jeudi de la 17ème semaine TO Impaire B. 

Lecture Ex 40, 16-21.34-38

Ps 83 Évangile

Mt 13, 47-53 

Jésus parle à des marins des bords du lac de Tibériade. C'est de leur travail qu'il s'adresse à eux. Le Seigneur nous invite à être proche de la vie de chaque jour, pour exprimer les merveilles de la Foi dans les mots mêmes et les expériences de ceux à qui nous voudrions la partager. 

Le "filet qu'on jette à la mer" était révélateur du mystère du Royaume... pour Jésus. Les objets familiers de son époque étaient pour Lui transparents, porteurs de significations profondes. 

Le filet qu'on jette dans la mer ramasse toutes sortes de choses... Le bon et le mauvais, poêle, mêle. L'utilisable et l'inutilisable. Comme dans la parabole de l'ivraie et du bon grain mélanges, le Seigneur veut nous dire qu'il laisse aux hommes "un temps pour la conversion".  

Pour nous accompagner dans notre prière, je vous suggère cette réflexion de la Sœur Frédérique (www.carmelsaintjoseph.com). 

Bonne méditation à toutes et à tous. (Père Xavier Bugeme sj)

Il est étrange que, face à la persévérance du mal, Jésus invite son disciple à « comprendre » quelque chose, à « tirer de son trésor du neuf et de l’ancien »… Il y a des déchaînements de violence aveugle, avec leur cortège d’atrocités qui souvent frappent les plus innocents et demeurent à jamais inexplicables, irréparables… Ce mal qui traverse l’histoire, il nous faut le repérer et le combattre : plus que « scribe », le disciple est appelé à devenir témoin, veilleur, prophète et à tirer du vieux trésor de la Sagesse de la Loi des paroles et des actes capables de dénoncer les forces destructrices et de restaurer la vie. 

Mais allons plus loin : que nous faut-il « comprendre » pour vivre du « neuf », selon l’Evangile ? En premier lieu, que nous sommes bien plongés dans ce monde de violence et que ses forces nous traversent. Que nous avons à faire le tri, d’abord en nous-mêmes, pour rompre avec toute compromission et sortir de toutes formes de connivence. 

Et puis, il y a surtout à introduire en ce monde, dans lequel nous sommes envoyés, la marque propre du disciple de Jésus : nous expérimentons que le mal est plus fort que nous et nous en subissons, avec d’autres, la loi de fer, mais nous croyons que la fin de ce monde est déjà advenue.

Non pas sur le terrain des grands mécanismes de puissance et d’avoir mais dans la terre singulière de chacune de nos libertés et dans l’entre nous des disciples du Ressuscité.  Ainsi nous tirerons le filet jusqu’au rivage de notre espérance : nous sortirons des fantasmes d’une justice de rétribution et de châtiment et nous inventerons, avec Jésus, un monde à la mesure du cœur de Dieu.

Avec quelques autres, « je me déterminai donc à faire le peu qui dépendait de moi : c’est pour cela qu’il nous a réunies ici ; c’est là notre vocation ; ce sont là nos affaires ; tel doit être l’objet de nos désirs, le sujet de nos larmes, le but de nos prières… Le monde est en feu ! Vraiment, ce n’est pas le moment de traiter avec Dieu d’affaires de peu d’importance »(Thérèse d’Avila, Chemin 1,5).

Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj  Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

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