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Oui, Dieu répond à notre espérance. Il veut créer parmi nous un monde d'amour et de paix où chaque homme trouvera sa place

Mes chers Paroissiens, chers frères et sœurs, Paix ! 

Nous célébrons la solennité du Christ Roi de l'univers B. 

Première lecture Dn 7, 13-14

Ps 52

Deuxième lecture Ap 1, 5-8

Évangile Jn 18, 33b-37

L'annee liturgique s'achève, et avec elle, la méditation de l'évangile de Marc proposée tout au long de l'année.

Nous avons déjà lu la conclusion de cet évangile. Le récit de la Passion, le jour des rameaux s'achevait par la reconnaissance de Jésus "Fils de Dieu". Cette confession était le fait d'un centurion romain, au pied de la Croix. Ainsi était proclamée de façon paradoxale la Seigneurie de Jésus. 

L'attente, toute humaine, d'un Christ triomphant avec puissance dans ce monde se trouvait ainsi définitivement contredite.

Le Royaume de Dieu est bien présent parmi nous. Mais il ne s'identifie avec aucun pouvoir terrestre. Il est d'un autre ordre.  

Pour nourrir notre prière, je vous suggère cette réflexion du Père Jean-Luc Fabre sj (www.jardinierdedieu.fr). 

Bonne méditation à toutes et à tous et Bonne Fête du Christ Roi de l'Univers. (Père Xavier Bugeme sj). 

Dans l’évangile, souvent des personnes en dehors du coup surgissent, posent des questions, font des liens surprenants, retournent la situation ou la révèlent en profondeur.

C’est bien ainsi que Pilate se manifeste, il en reçoit dans la tradition chrétienne une trace mêlée, celle d’un questionneur pénétrant, celle d’un homme marqué par bien des indécisions… Mais, à travers cela, Notre Seigneur se révèle et nous ouvre un chemin de vie. Suivons-le.  « Qu'as-tu donc fait ? » C’est la question à laquelle tout homme se devra de répondre vers la fin de son existence.

Là Jésus se la voit adresser alors qu’il est jugé pour être condamné. Elle lui est posée par quelqu’un d’extérieur à son contexte. Cette question peut être entendue comme neutre, comme celle de quelqu’un qui cherche à savoir ? à comprendre ? Une question que nous pouvons nous adresser à nous-mêmes aussi… Qu’avons-nous fait ? Sur quelle base agissons-nous ? Cette question il est bon de se la poser aussi aujourd’hui ? Sa réponse porte le sens que nous donnons à notre existence. Deux voies de réponse s’ouvre à nous, soit selon notre contexte, soit selon notre intérieur, dans un cas nous répondons en nous justifiant par le résultat, par ce que nous avons fait, ou que nous faisons, dans l’autre cas nous répondons en disant ce qui cherche à advenir, ce que nous cherchons à attester… A ce carrefour, Jésus prend nettement la seconde voie. Son existence prend consistance non dans ce qu’il réalise mais à partir de ce qu’il atteste.

Ainsi il devient pour chacun de nous chemin de vérité et de vie.  « Ma royauté ne vient pas de ce monde » Jésus situe bien son initiative, il n’est pas là pour réaliser une œuvre, il ne se réalise pas par la réalisation d’un travail, un travail qui le tiendrait autant qu’il le réaliserait. Cela il l’a fait au début de sa vie.

Mais il a quitté son travail, sa famille, ses attaches. Il ne met pas en œuvre des solidarités d’action, d’appartenance.

Son existence cherche à être pure interrogation pour autrui, questionnement, appel au sens, surgissement d’identité. Cela l’amène à vivre dans une radicale pauvreté, remise au Père, au frère qu’il rejoint. Cette manière, pour les autres qu’il rencontre, est à la fois douce et dérangeante.

Elle suscite des libertés au-delà de ce qui est… La façon qu’a chacun de se situer par rapport à Lui, à ce qu’il dit, à son comportement est signe de sa royauté.

Il interroge l’homme dans sa manière d’être de se situer, il l’appelle à un davantage, au-delà de ce qu’il fait. Il en a été ainsi de ses rencontres [ainsi pour Nicodème, la Samaritaine].

Cela continue avec Pilate, cela continue avec ceux qui laissent résonner en eux l’Evangile.  « Je suis venu dans le monde pour ceci » Son existence est là pour signifier que notre propre existence ne se réduit pas à l’expression qu’elle se donne.

Notre existence est un appel à un davantage, un appel à entrer en relation avec Celui qui nous a tout donné, puisqu’Il nous a donné à nous-mêmes. Dieu nous a donné de pouvoir exister, reconnaître… Jésus réveille en nous cette filiation, Il nous permet de vivre notre vie comme relation au Père, réponse gratuite d’amour au Père.

C’est cela qui donne son vrai poids à notre vie, qu’elle soit ouverture en retour à Celui qui nous l’a donné, don libre en retour… Son propre retournement permet le nôtre, il se révèle ainsi Roi de nos existences, roi de nos libertés, roi de nos passages, roi de nos relations, roi de nos réalisations, à qui nous pouvons tout donner, à qui nous pouvons nous donner… Il prend tout de nos vies et leur donne de pouvoir, comme la sienne, être pures offrandes en retour, Eucharistie pour notre Père et nos frères… Il est cet alpha et oméga qui donne au monde de passer en Dieu… 

Réflexion recueillie et proposée par le Père Xavier Bugeme sj  Curé de la Paroisse Christ Roi de Mangobo à Kisangani.

Commentaires (Total : 1)

K
Kirongozi Obyaleya Christo Roger 22/11/2021 08:58:33

C'est la Parole qui n'est que verite' même si nous avons difficile a la comprendre et la mettre en pratique dans notre vie de chaque jour !!! C'est pourquoi, nous devons demander pardon au Christ Roi.

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