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Liberté de la presse : les journalistes du Nord-Kivu déplorent les assassinats et tracasseries dont ils font face

Consécutivement aux assassinats dont sont victimes les journalistes de la partie est de la République démocratique du Congo, l'Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) section du Nord-Kivu a lancé vendredi 27 Aout, la campagne « une bougie pour la liberté de la presse » sur toute l'étendue de la province. Objectif, décrier les menaces et les tueries des professionnels des médias.

 Dans la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, des directeurs ainsi que des agents des organes de presse se sont mobilisés depuis la soirée au rond-point Tsukudu en plein cœur de la ville pour interpeller le gouvernement congolais à leur protection pendant cette période où la province est en État de siège. Quelques habitants dont les acteurs politiques et des militants du mouvement citoyen lutte pour le changement se sont joints aux hommes de médias. C'est une véritable mobilisation dans la ville touristique de Goma.

 Madame Rozalie Zawadi, présidente de l'UNPC section du Nord-Kivu salue la présence des chevaliers de la plume à la manifestation. Elle précise au même moment qu'un mémo a été adressé aux autorités provinciales nouvelles affectées pour demander leur implication dans la sécurisation des journalistes.

 « Nous avons adressé un mémo aux autorités, il a été déposé au niveau de toute la province. Et cet après-midi, nous l'avons déposé entrain les mains du gouverneur militaire, le lieutenant-General Constant Ndima. Il nous a assuré que les autorités actuellement sont engagés à travers l'Etat de siège à ramener la paix au Nord-Kivu. Et les journalistes étant citoyens vont bénéficier de cette paix que la population du Nord-Kivu attend depuis des décennies. Et comme journalistes, nous avons demandé plus de sécurité par ce que les journalistes actuellement, il y en a ce qui sont menacés, il en a ce que vivent en clandestinité et cela ne permet pas aux hommes des médias de bien faire leur travail qui est de donner l'information. C'est-à-dire l'information n'est plus donnée comme il le fallait par ce que les journalistes ont peur pour leur vie », a précisé Rozalie Zawadi.

 Depuis que les provinces du Nord-Kivu et celle de l’Ituri ont été placées sous un Etat de siège par le Président Congolais Félix Tshisekedi, les journalistes dans la région ont été assassinés et d’autres font l’objets des menaces de mort. Dans l’intervalle d’une semaine, deux journalistes ont été assassinés dans l’est du pays. En Ituri, Joël Musavuli et sa femme ont été attaqués, le Mari a été assassiné dans la nuit de vendredi à samedi 14 août, blessée sa femme a rendu l’âme à l’hôpital quelques heures après.  Joël Musavuli était le directeur de la radio communautaire RTCB/Biakato.

 La semaine dernière, le journaliste Héritier Magayane était tué à Rutshuru dans le Nord-Kivu, là encore par des hommes armés non identifiés. Vendredi 25 juin, Reporters sans frontières avait demandé aux militaires de cesser de s’attaquer délibérément et en toute impunité aux journalistes après l'attaque du journaliste Daniel Michombero à son domicile la nuit du 22 au 23 juin dans la ville de Goma.

 Journaliste en danger (JED) a alerté samedi 21 Août sur des menaces de mort à l’encontre du journaliste reporter de Libre Grand Lac Vianney Watsongo en territoire de Rutshuru. Pour dire non à cette situation, la synergie des organisations de la liberté de la presse (UNPC, JED, CORACON, REMED, OMEC et UCOFEM) sont sur la liste.

 En rappel depuis l'avènement de l'État de siège au Nord-Kivu deux journalistes ont été tués par des inconnus en territoire de Masisi et Rutshuru.

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