Le président Félix-Antoine Tshisekedi et la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi se sont rendus lundi 5 octobre auprès des familles de deux hauts responsables de la justice militaire congolaise, tués dans le crash aérien de Kenge, dans la province du Kwango.
Le chef de l’État et son épouse ont d’abord effectué une visite au domicile du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC), avant de se rendre auprès de la famille du général Joseph Mutombo Katalay, premier président de la Haute Cour militaire.
Selon la présidence congolaise, le couple présidentiel a présenté ses condoléances aux proches des deux officiers généraux et leur a assuré du soutien de la nation. La visite s’est déroulée dans un contexte de deuil national décrété après l’accident qui a fait 17 morts.
Deux figures majeures de la justice militaire
La disparition des deux généraux constitue une perte importante pour la justice militaire congolaise.
Lucien-René Likulia Bakumi occupait la fonction d’auditeur général des FARDC. À ce titre, il figurait parmi les principaux responsables de l’appareil judiciaire militaire.
Joseph Mutombo Katalay, de son côté, dirigeait la Haute Cour militaire en qualité de premier président. Les deux responsables revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province voisine du Kwilu, lorsque l’avion s’est écrasé à Kenge.
Leur décès a donc touché directement deux institutions centrales de la justice militaire congolaise.
Un crash qui soulève encore des questions
L’accident s’est produit le 25 septembre 2026, alors que l’appareil effectuait le trajet de retour vers Kinshasa après une mission à Kikwit.
Les informations rendues publiques dans les jours qui ont suivi le crash ont fait état de plusieurs bilans avant que les autorités congolaises ne retiennent finalement le chiffre de 17 victimes. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les circonstances et les causes précises de l’accident.
Selon les premières données communiquées sur le vol, l’appareil était un Let-410 de la compagnie Tracep, immatriculé 9S-GUC. Il avait quitté Kikwit en direction de Kinshasa avant de s’écraser à Kenge. Aucun survivant n’a été retrouvé.
Le temps du recueillement
La visite de Félix Tshisekedi intervient quelques jours après le drame et alors que le pays observait une période de deuil national en mémoire des victimes.
En se rendant personnellement auprès des familles de Likulia Bakumi et de Mutombo Katalay, le président a voulu rendre hommage à deux hauts magistrats militaires dont les parcours étaient étroitement liés au fonctionnement de la justice militaire congolaise.
Mais au-delà des hommages, les investigations se poursuivent pour déterminer les causes exactes du crash de Kenge. L’enquête devra notamment permettre d’établir les circonstances dans lesquelles l’appareil s’est écrasé et de répondre aux interrogations qui persistent autour de cet accident meurtrier.
